La nouvelle maison de repos et de soins Saphir, à Laeken, se spécialise

Le 3e étage du bâtiment répond aux besoins de la communauté musulmane de Bruxelles.
Le 3e étage du bâtiment répond aux besoins de la communauté musulmane de Bruxelles. - D.R.

La société belge vieillit et se diversifie de plus en plus. Les personnes d’origine étrangère, toujours plus nombreuses, vieillissent à leur tour et réclament des soins adaptés. Mais d’après les études, une partie conséquente de cette population ne trouve pas facilement accès aux soins spécialisés dont elle aurait besoin.

Par sa nouvelle maison de repos et de soins Saphir, Korian veut montrer que des solutions sont possibles et que chacun a droit à des soins professionnels individuels et de qualité : « Par définition, les soins sensibles à la culture tiennent compte de la culture, des convictions religieuses et des valeurs de chaque résident », commente Sophia Peeters, COO du groupe Korian et cheville ouvrière de ce projet. « Cela va encore plus loin que les soins individuels que prodiguent tous nos établissements. Nous servons déjà une cuisine halal pour ceux qui le souhaitent et avons aménagé des espaces de prière séparés avec des équipements d’hygiène. Car nous tenons à offrir à nos résidents des soins taillés sur mesure. »

Des soins individuels et inclusifs

Hébergée dans un tout nouvel immeuble au sein d’un quartier cosmopolite, la maison de repos et de soins Saphir a pensé son intérieur en tenant compte de cette diversité multiculturelle. Elle ouvre plus facilement ses portes aux personnes issues de la migration et se veut le reflet de la société bigarrée et inclusive qui existe à Bruxelles.

« Tout le monde est le bienvenu dans notre maison de repos Saphir », explique Sümeyye Soydemir, Project Manager en soins sensibles à la culture chez Korian. « Nous y célébrerons la Fête du Sacrifice, mais aussi Noël et Pâques. Notre Grand café ouvert accueille tous les résidents actuels et futurs, qui s’y rencontrent, mais les personnes et organismes du quartier sont également les bienvenus. » « Pour nous, cette évolution est très logique, car une maison de repos doit refléter son environnement », complète Sophia Peeters.

Korian s’intéresse également aux soins sensibles à la culture pour les résidents souffrant de troubles cognitifs. Le langage et les capacités de communication sont en effet les premières aptitudes que perdent les personnes atteintes de sénilité. Ne subsistent que de lointains souvenirs des ambiances du pays d’origine. C’est pourquoi les collaborateurs de Saphir décorent le cadre de vie d’éléments culturels : ici un tapis, là une musique spécifique. Les résidents se remémorent des aspects de leur passé, ce qui améliore le ressenti et le bien-être.

Chaque résident a le droit de choisir sa chambre, mais c’est surtout le 3e étage de Saphir qui répond aux besoins de la communauté musulmane de Bruxelles, où elle peut vraiment se sentir à l’aise. Un conseil de famille se tiendra chaque mois, permettant à chacun de soumettre ses questions et ses suggestions.

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