Diminution jusqu’à 90% des polluants dans l’air lors du «Dimanche sans voiture»

Les concentrations en monoxyde et dioxyde ont fortement chuté.
Les concentrations en monoxyde et dioxyde ont fortement chuté. - Belga

De 9h30 à 19h00, la capitale a présenté un autre visage en termes de circulation et a enregistré une diminution parfois drastique des concentrations des polluants présents dans l’air. Ainsi, les concentrations en monoxyde (NO) et en dioxyde (NO2) d’azote ont chuté de 80% du côté de la station de métro Arts-Loi par rapport à un dimanche «normal». Si l’on compare à un jour de semaine «classique», le taux de monoxyde d’azote dans l’air a même chuté de 90%, et celui de dioxyde d’azote de 86%.

Outre la qualité de l’air, l’environnement sonore a lui aussi connu une journée «apaisée». Plusieurs mesures ont été prises à proximité des voiries et ont permis de dégager des diminutions «très marquées», pouvant aller au-delà de 10 décibels non loin des autoroutes. «En bordure de la E411 à Auderghem et à proximité de la E40 à Woluwe-Saint-Lambert. Il est question d’une diminution de la pression acoustique de 90%», relève Bruxelles environnement.

Du côté de l’avenue Hooba de Strooper et de la chaussée de Wavre à Auderghem, les nuisances sonores ont baissé de 68%.

«Cette journée est l’occasion de souligner l’importance de la pollution émise par le trafic routier et les conséquences de l’absence (ou presque) de véhicule motorisé sur la qualité de l’air et l’environnement sonore. Le défi est immense. Selon le dernier rapport de l’Agence européenne pour l’Environnement, la pollution de l’air a causé 8.950 décès prématurés en Belgique en 2018. Il s’agit donc d’une question de santé publique», conclut Bruxelles environnement.

Dimanche sans voiture à Bruxelles: une journée calme pour les services de secours

32 chutes à vélo, trottinette, etc.
32 chutes à vélo, trottinette, etc. - Belga

Si le nom de « Dimanche sans voiture » est assez explicite, il existe cependant quelques exceptions et dérogations. Pour le bien de la population, les services de secours en font partie et renforcent même leurs effectifs. Ce dimanche, 30 ambulances, 3 ambulances avec un infirmier spécialisé et 9 SMUR se tenaient prêts à intervenir. Il faut dire que lors de cette journée, la charge de travail peut devenir importante. « Certains malades et blessés qui, en temps normal, se rendent en voiture aux Urgences, font aussi appel à une ambulance pour rejoindre l’hôpital », souligne Walter Derieuw, le porte-parole des pompiers bruxellois.

Sur l’ensemble de l’événement, soit de 9h30 à 19h, on a dénombré 188 interventions médicales dont 32 pour chutes de vélo, trottinette, etc. « La charge de travail était plus importante durant l’après-midi », glisse le porte-parole des pompiers. D’année en année, on aperçoit cependant que ces nombres sont en baisse. L’année dernière, on comptait 255 interventions dont une centaine pour chutes.

En comparaison avec un dimanche « normal » sur les routes bruxelloises, il y a une semaine (le 11 septembre), les équipes médicales ont dû intervenir 134 fois, soit environ 30 % de moins que lors de ce Dimanche sans voiture.

Malgré la population dépourvue d’un moyen de transport, Walter Derieuw qualifie cette journée de « relativement calme », probablement grâce aux conditions climatiques favorables.

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