Crime organisé: gouvernement et villes cherchent à renforcer leur collaboration

Crime organisé: gouvernement et villes cherchent à renforcer leur collaboration
Belga

À son arrivée au Palais d’Egmont, le Premier ministre Alexander De Croo (Open Vld) a souligné que la lutte contre la criminalité liée à la drogue constituait une priorité pas seulement budgétaire. Il importe, a-t-il dit, de travailler ensemble au niveau organisationnel mais aussi politique.

Comme la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden (CD&V), M. De Croo a rappelé que le gouvernement consacrerait, d’ici 2024, quelque 310 millions d’euros dans le renforcement de la police fédérale.

Outre le Premier ministre et la ministre de l’Intérieur, les ministres fédéraux des Finances, Vincent Van Peteghem (CD&V), de la Santé publique, Frank Vandenbroucke (Vooruit) et de la Justice, Vincent Van Quickenborne (Open Vld) étaient présents.

Les bourgmestres d’Anvers, Bruges, Bruxelles (Ville de Bruxelles, Molenbeek, Schaerbeek, Ixelles, Uccle), Charleroi, Gand, Hasselt, Liège, Louvain, Mons, Namur sont également de la partie, tout comme le procureur fédéral, Frédéric Van Leeuw, et des représentants de la Police fédérale et des douanes.

Le nombre de représentants communaux présents inquiète le bourgmestre d’Anvers, Bart Dewever (N-VA). Celui-ci a dit redouter que la réunion n’accouche d’un saupoudrage de moyens.

Pour lui, deux grandes villes, Anvers et Bruxelles sont principalement confrontées à une violence grandissante du milieu du crime organisé lié au trafic de driogue. M. De Wever ne cache pas qu’avec la présence de son port, Anvers constitue une véritable porte d’entrée, notamment pour le trafic de cocaïne, en Europe.

De leur côté, les bourgmestres de Bruxelles et de Liège, Philippe Close et Willy Demeyer (PS) ont plaidé pour un plan global et intégré, prévoyant, outre un renfort de la police fédérale et du parquet, un plan de santé publique offrant des solutions socio-sanitaires à l’égard de la consommation de stupéfiants.

De son côté, le bourgmestre de Charleroi, Paul Magnette (PS) a déclaré que toutes les villes étaient confrontées au crime organisé lié à la drogue, «mais elles n’ont pas les moyens d’agir», a-t-il souligné. À ses yeux, il faut une collaboration avec le parquet fédéral et de grandes opérations anti-crime à l’échelle nationale.

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