La succession de «crises» place le secteur porcin wallon «au bord du gouffre»

La succession de «crises» place le secteur porcin wallon «au bord du gouffre»

Après les foyers de peste porcine africaine, qui ont touché des sangliers sauvages en province de Luxembourg mais jamais aucune porcherie wallonne, après la crise du Covid, ce sont désormais les hausses des prix de l’énergie, des matières premières agricoles et de l’alimentation animale qui donnent des migraines aux éleveurs de porcs.

«Aujourd’hui, la situation économique dramatique qui est celle de ce secteur de production nous fait craindre que les éleveurs wallons mettent la clef de la porcherie sous le paillasson, ou quittent le modèle familial indépendant pour se diriger vers un élevage en intégration», met en garde la Fwa dans un communiqué.

Le syndicat agricole rappelle qu’avec à peine 40% d’auto-suffisance, l’élevage porcin wallon ne permet pas de répondre à la demande du consommateur sur le plan quantitatif. «Sur le plan qualitatif par contre, tant sur le plan de la taille des élevages que de l’attention portée au bien-être animal et à la qualité, notre élevage porcin est un secteur de pointe», affirme la Fwa.

Pour cette dernière, «le risque» est de voir la consommation de porc se réorienter davantage vers l’importation «soit du nord du pays, soit de l’étranger». «Les conséquences de cette évolution seraient profondément dommageables pour l’environnement, et pour le tissu économique rural et agricole wallon», avertit encore la Fwa, qui invite les consommateurs wallons «à être attentifs à la provenance de leur viande de porc» et à soutenir les éleveurs du sud du pays en achetant local.

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