Namur: il écope de trois ans avec sursis pour un Fort Chabrol de six heures à Jambes

Le Fort Chabrol avait eu lieu le 30 janvier dernier à Jambes.
Le Fort Chabrol avait eu lieu le 30 janvier dernier à Jambes. - V.L.

Le tribunal correctionnel de Namur a prononcé ce jeudi une peine de 3 ans de prison assortie d’un sursis probatoire de 5 ans pour ce qui excède la détention préventive déjà effectuée à l’encontre d’un prévenu accusé de tentative d’extorsion, de menace avec arme et de détention d’arme. Le ministère public ne s’oppose pas à un éventuel sursis probatoire.

Le prévenu, né en 1993, est l’auteur d’un Fort Chabrol qui a duré 6 heures et a eu lieu le 30 janvier dernier rue de Géronsart à Jambes (Namur). L’homme, qui vivait avec un couple et leur enfant de 18 mois, a menacé la famille avec une carabine Winchester et a mis l’occupant des lieux hors de la maison. Un voisin a pu mettre l’enfant en sécurité, alors que l’occupante des lieux a pris la fuite par les toits. L’homme s’est finalement rendu. Le bourgmestre et le chef de corps ont dû se rendre sur les lieux alors que la rue a été fermée à la circulation pendant plusieurs heures.

Interrogé fin avril, le prévenu a évoqué d’importantes difficultés personnelles pour expliquer cet acte dont il ne se souvient plus. Il consommait beaucoup d’alcool et de cocaïne à cette époque. Face à la volonté du prévenu d’intégrer un centre de désintoxication le plus rapidement possible, le parquet réclamait une peine de prison de 5 ans, sans s’opposer à un éventuel sursis probatoire. Mesure plaidée également par l’avocate du jeune homme.

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