Plantu remercie les soignants avec une exposition de ses dessins au CHU Saint-Pierre

Plantu expose jusqu’au 31 août.
Plantu expose jusqu’au 31 août. - D.R.

Le dessinateur de presse français Plantu a dévoilé mardi une exposition de ses illustrations sur la pandémie de coronavirus au CHU (Centre Hospitalier Universitaire) Saint-Pierre, en présence du bourgmestre de la Ville de Bruxelles Philippe Close (PS). Elle a déjà été présentée dans 33 hôpitaux français, mais il s’agit d’une première en Belgique.

Une quarantaine de dessins seront exposés jusqu’au 31 août dans l’entrée, mais aussi dans les différents étages du CHU.

«C’est un merci silencieux, une manière de poursuivre les applaudissements de 20h00», a expliqué Plantu. «Quand les médecins et infirmiers passeront devant les dessins, s’ils se sentent seuls, ils se rappelleront qu’ils sont soutenus par la population, que les gens sont sensibles à l’énergie qu’ils dépensent par vocation pour les autres. C’est un geste d’empathie, des mains graphiques tendues».

Vulgariser l’info

La crise sanitaire ayant accaparé l’actualité pendant deux ans, Plantu avait aussi une quantité importante de dessins sur ce seul sujet. Pendant cette période, il s’est senti confronté à sa responsabilité de vulgariser les raisonnements scientifiques. « Les chercheurs ne sont pas habités par la certitude, mais c’est pareil pour les médias, qui essaient de dire la vérité, ce qu’ils font plus ou moins bien. On tâtonne comme les politiques qu’on montre tout le temps du doigt. Il faut faire preuve d’humilité... Pour les non-vaccinés, j’ai voulu affirmer mon opinion, leur dire que je pense qu’ils se trompent, mais sans jamais les humilier. » Il s’est également dit préoccupé par le maintien de la qualité des services publics. »

Le dessinateur est allé à la rencontre des soignants dans les différents services du CHU St-Pierre. « Je repars avec l’idée de faire un dessin sur la ‘brigade des lavettes’ de St-Pierre. Des chefs de services, des spécialistes ou des employés administratifs se sont baladés avec des lingettes pour participer à nettoyer l’hôpital au fort de la crise. C’est un nom qu’on n’aurait jamais donné en France. (...) J’ai vécu un an à Bruxelles et je fais souvent des allers-retours car j’ai une amie en Belgique. Cela m’a permis de bien connaître l’humour belge et la population, qui a l’avantage par rapport à la France de ne jamais se prendre au sérieux, ce qui est très agréable. »

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