Alain Maron (Ecolo) en visite au bureau d’accueil des primo-arrivants de Forest

Alain Maron.
Alain Maron. - Elio Germani

Ce lundi 16 mai, Alain Maron (Ecolo), ministre de l’Action sociale, s’est rendu chez Convivial, un des trois BAPA (Bureau d’Accueil pour Primo-Arrivant) de la région bruxelloise. Développé depuis 2015 sur base volontaire dans 3 BAPA francophones (VIA sur Schaerbeek/Molenbeek-St-Jean, BAPA BXL dans le centre et Convival à Forest) et des agences d’intégration néerlandophones AgII-bon (Agentschap Integratie en Inburgering) en région bruxelloise, le parcours d’accueil inclut un accompagnement dans les démarches socio-administratives, des cours de langues, un module de 10 heures sur les droits et devoirs des personnes en Belgique et une formation de 50 heures à la citoyenneté. Près de 14.000 personnes se sont déjà adressées à l’un des trois Bapa. Des visites sont également organisées au parlement, dans les administrations communales, à Actiris ou encore au Musée des Migrations.

«Depuis le début de la législature, nous travaillons à améliorer l’accueil des primo-arrivants», a souligné Alain Maron (Ecolo). «Au 1er juin, nous atteindrons deux résultats: l’entrée en vigueur du parcours obligatoire et l’élargissement du public qui a accès au parcours d’accueil sur base volontaire. Ces résultats sont rendus possibles notamment par le budget complémentaire qui a été dégagé - 1,185 millions d’euros - et qui permet de renforcer les Bapa.»

5.500 places

Le budget total annuel dédié à la filière francophone en région bruxelloise est de 9,4 millions d’euros par an. Le 24 mai prochain, le parlement examinera la proposition formulée par Alain Maron d’étendre l’accès au parcours d’accueil à toute personne majeure qui le souhaite, y compris celles qui résident sur le territoire depuis plus de trois ans.

Environ 4.000 personnes suivent actuellement un parcours d’accueil auprès des trois Bapa, dont la capacité est passée à 5.500 places. Il s’agit à 55% de femmes et à 52% de personnes entre 30 et 44 ans (35% entre 18 et 29 ans). Elles viennent à 25% d’Asie de l’Ouest (Irak, Syrie et Turquie), à 33% d’Afrique et à 18% d’Asie du sud (Inde et Afghanistan). À Convivial, ouvert en 2019, 43% des volontaires en 2021 étaient des réfugiés et 36% étaient venus via un regroupement familial. Du côté néerlandophone, le parcours peut être suivi par 4.000 primo-arrivants.

Augmentation du public

Le caractère obligatoire et l’élargissement de l’accueil aux volontaires devraient s’accompagner d’une augmentation du public des Bapa à un maximum de 6.000 personnes, car nombreux sont ceux qui suivent déjà proactivement ce parcours. « Les gens sont en demande de comprendre mieux le fonctionnement de leur pays d’accueil et de pouvoir apprendre une langue qui leur servira au quotidien», observe Mariam El Hamidine (Ecolo), bourgmestre f.f. de Forest. « Ce parcours n’est pas ressenti comme un obstacle à franchir, mais comme une aide dans leur recherche d’informations. »

Elle explique que, pour favoriser une bonne collaboration, des rencontres sont actuellement organisées entre les équipes de Convivial et des services communaux. Ces derniers orienteront vers le parcours d’accueil les personnes majeures de moins de 66 ans qui s’inscrivent pour la première fois au registre des étrangers de la Commune ou qui séjournent légalement en Belgique depuis moins de trois ans. Des exceptions sont prévues, notamment si la personne est occupée par un travail.

Par ailleurs, le directeur général de Convivial, Bruno Gilain, remarque que les réfugiés ukrainiens sont encore peu nombreux, mais que les services se préparent à leur arrivée prochaine : « On a seulement eu pour l’instant une quinzaine d’Ukrainiens à Convivial, car ils ne sont pas encore dans une logique d’intégration. Ils sont pour le moment en train de s’installer dans leurs logements et de trouver un travail, mais ils ont toujours les yeux rivés sur l’Ukraine et ils se demandent s’ils vont pouvoir y retourner. Ils ne pensent pas encore vraiment qu’ils vont rester des années en Belgique. La Région se prépare cependant à ce que quelque 20.000 personnes (6.000-7.000 familles) cherchent à s’orienter vers un séjour plus long. Dans les Bapa, on met en place un parcours spécifique plus court pour leur permettre en une quinzaine d’heures d’avoir un certain nombre d’informations. On recrute des gens qui parlent ukrainien ou russe. »

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