À Malmedy, Jean-Paul Bastin explique pourquoi les bourgmestres ont le blues

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Les mots vont parfois très loin envers les bourgmestres comme Jean-Paul Bastin.
Les mots vont parfois très loin envers les bourgmestres comme Jean-Paul Bastin. - Belga

Quatre bourgmestres ont été auditionnés au Parlement wallon sur le thème : « Le blues des bourgmestres ». Jean-Michel Javaux (ECOLO) bourgmestre d’Amay, Paul-Olivier Delannois (PS) de Tournai, Jean-Paul Bastin (Les Engagés, ex-cdH) à Malmedy et Maxime Daye (MR), maïeur de Braine-le-Comte et président de l’Union des Villes et Communes de Wallonie.

Leurs témoignages exprimaient les difficultés rencontrées par des élus. Avec, comme conséquence, un problème de vocation. « C’est difficile de trouver des candidats pour les élections de 2024. Ce n’est pas que les gens ne s’intéressent pas à la politique locale, au contraire », commente Maxime Daye. « C’est surtout qu’ils ne veulent pas s’investir. »

Interrogé par nos confrères de la RTBF, Jean-Paul Bastin explique : « On est de garde sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, rappelables, critiquables… »

Le bourgmestre malmédien sait parfois par avance quelle situation va susciter des critiques. Il prend pour exemple le chantier de l’école communale des Grands-Prés. « Nous ne pouvons introduire un dossier que pour un nombre de mètres carrés comprenant le nombre d’élèves au moment de l’introduction du dossier. Et donc, cette école n’est pas encore terminée qu’elle est déjà trop petite, explique-t-il au micro de la RTBF. Probablement que pour la rentrée scolaire nous devrons mettre des modules à côté d’une nouvelle école pour pallier au nombre de classes insuffisant. On va se retrouver avec une incompréhension des citoyens qui vont se demander comment vous n’avez pas prévu ça, pas calibré, anticipé… Parce qu’on ne peut pas. »

Certains citoyens sont de plus en plus mécontents et parfois même violents. Des comportements que les élus ont de plus en plus de mal à tolérer, certains quittant d’ailleurs leur mandat à cause de cela.

Traité de nazi

À l’heure actuelle, à mi-mandat, ce sont 30 bourgmestres et 137 échevins qui ont jeté l’éponge jusqu’à présent.

Et le bourgmestre de rappeler l’épisode lors duquel il a été traité de nazi par un antivax. « Ça va trop loin ! » Déjà à l’époque, il y a un an, Jean-Paul Bastin avait constaté une montée inquiétante de l’agressivité de certains vis-à-vis de certaines thématiques, dont le Covid. « Il y a de plus en plus de violence envers les mandataires publics. Je reçois souvent des messages de personnes qui ne sont pas contentes qu’il y ait un centre à Malmedy et qui nous accusent de participer à un génocide mondial. Il y a un risque qu’un jour quelqu’un se montre violent physiquement envers l’un de nous… » livrait-il dans notre journal.

Depuis la fin de la pandémie, la violence de certains citoyens ne semble pas s’être tassée.

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