Seuls 37% des espaces verts bruxellois accessibles aux PMR, déplore Weytsman (MR)

Le bois du Wilder à Berchem-Ste-Agathe n’en fait pas partie.
Le bois du Wilder à Berchem-Ste-Agathe n’en fait pas partie. - Pauline Schumacker

Bruxelles compte plus de 8.000 hectares d’espaces verts (parcs, bois, forêt de Soignes, cimetières, terrains de sport, etc), soit, à peu de chose près, la moitié de la superficie de la Région. Les parcs, jardins et bois accessibles au public représentent 2.779 ha (soit environ 18 % de la superficie de la Région). L’aménagement et la gestion d’une partie de ces 111 espaces verts relèvent de Bruxelles Environnement.

Sur ces 111 espaces, seuls 42 (soit 37 %) sont accessibles aux personnes ayant des difficultés à se déplacer et soumises à des obstacles qu’elles ne peuvent surmonter seules, ou très difficilement.

Toujours selon David Weytsman, trois (quartiers de) communes sont particulièrement problématiques pour les PMR : Neder-Over-Heembeek, Berchem et Haren, qui ne comptent aucun espace vert accessible à ces personnes. Schaerbeek, Evere, Saint-Josse, et Koekelberg n’en comptent, elles, qu’un seul.

« Trente-sept pourcents, c’est totalement insuffisant et inacceptable. L’accès aux PMR, qui représentent près du tiers de la population, doit être une priorité régionale », a insisté David Weytsman. « D’autant que, quand le gouvernement parle de PMR, il est important de dire qu’il n’y a aucune garantie que le lieu soit adapté pour les autres types de handicap par le biais de la signalétique, que les commodités PMR soient en bon état ; que l’ensemble du site soit accessible ; qu’il y ait des toilettes adaptées », a ajouté le député MR, au cours d’un échange avec l’agence Belga.

Le MR demande par conséquent un état des lieux régional de l’accessibilité des espaces verts à Bruxelles afin d’identifier les problèmes à résoudre. Il appelle également à une planification des aménagements à faire et à un état des lieux concerté entre la Région et les communes pour s’assurer un maximum de lieux PMR « réellement » accessibles à proximité pour tous et toutes.

Pour David Weytsman, il faut en outre des outils de communication spécifique dans tous les espaces gérés par Bruxelles Environnement (assistants vocaux, information en braille, signalétique au sol, panneaux d’information) et une formation pour les gardiens afin qu’ils puissent répondre aux questions et aux problèmes spécifiques liés aux situations de handicap.

Enfin, le député MR a indiqué, à titre d’exemple, que la ville de Paris s’était engagée dans un vaste chantier destiné à rendre accessibles les espaces verts et jardins publics aux personnes en situation de handicap. En 2016 et 2017, près d’un million d’euros a été consacré à la réalisation d’« agendas d’accessibilité programmée (Ad’AP), dans les jardins et cimetières (2,5 millions d’euros en 2018 et 2019. Fin 2017, sur les 385 jardins devant faire l’objet d’une mise en accessibilité, une trentaine ont déjà été rendus accessibles et les travaux étaient en cours pour une soixantaine de jardins. Paris a plus largement adopté une stratégie pour le handicap, a expliqué M. Weytsman.

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