DéFI: mettre le sujet de l’étourdissement en débat au parlement n’est pas déloyal

DéFI: mettre le sujet de l’étourdissement en débat au parlement n’est pas déloyal
Belga

Ceux-ci réagissaient aux critiques du chef du groupe PS Ridouane Chahid.

A l’initiative de Jonathan de Patoul, DéFI, Groen et l’Open Vld ont déposé au parlement une proposition d’ordonnance visant à interdire l’abattage d’animaux sans étourdissement.

Cette initiative était dans l’air depuis que le ministre DéFI Bernard Clerfayt a vu un projet d’ordonnance du même tonneau rejeté par certains de ses collègues ministres. Par la voix de son chef de groupe Ridouane Chahid, le PS a fait savoir tout le mal qu’il pensait de la démarche initiée par DéFI. Ridouane Chahid s’étonne du geste posé par le groupe DéFI «qui prend dès lors la responsabilité des éventuelles tensions qui pourraient naître au sein de la majorité lors de ce débat».

Les élus DéFI Emmanuel De Bock et Jonathan de Patoul se sont étonnés de cette réaction, dans un communiqué diffusé en fin de journée.

Pour Jonathan de Patoul, également vétérinaire de formation, «certes on ne conteste pas qu’il y a des divergences de vues, mais on a toujours été loyal en déposant le texte d’abord sur la table de la majorité et en proposant d’en discuter. Des suggestions et amendements ont déjà été pris en compte. Trois partis de la majorité ont cosigné le texte».

Le député a souligné que les mêmes partis avaient pu tenir ce débat en Flandre et en Wallonie, avec un vote favorable.

«Ce serait irresponsable de considérer Bruxelles comme différente de la Wallonie ou de la Flandre sur la question du bien-être animal, qui ne peut être à géométrie variable entre Liège, Gand et Bruxelles», a-t-il encore dit.

Sur la question de la loyauté, le député-chef de groupe DéFI, Emmanuel De Bock, a invité le PS bruxellois «à plus de retenue et d’auto-critique. On ne peut pas interdire aux autres partenaires de la majorité ce qu’on s’autorise soi-même (taxis, neutralité, Palestine, etc.) Bruxelles est la capitale de l’Europe, et je n’imagine pas que certains souhaitent interdire à Bruxelles les débats qu’ils ont eus en Wallonie et en Flandre. Si la compétence était restée fédérale, nous n’aurions pas eu ce débat à la Région mais à la Chambre... Être parlementaire, c’est exprimer et défendre ses opinions, respecter celles des autres, pas les interdire», a-t-il dit.

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