Van Quickenborne réagit au décès du petit Dean: «Nous sommes tous sous le choc»

Van Quickenborne réagit au décès du petit Dean: «Nous sommes tous sous le choc»
DR - Photo News

La triste nouvelle est tombée en milieu de soirée ce lundi. Dean Verberckmoes, un petit Belge de 4 ans, a été retrouvé mort. Plus tôt, son ravisseur Dave De Kock (34 ans), à qui la maman de la victime avait confié la garde le jour de sa disparition, avait été arrêté. Au lendemain de ce drame, le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne s’est exprimé longuement sur ce drame.

« Nous sommes tous sous le choc et profondément affligés par la terrible nouvelle concernant Dean. C’est le pire cauchemar que puisse vivre un parent. Nos pensées sont avant tout avec sa famille », commence Vincent Van Quickenborne dans une publication sur les réseaux sociaux.

Le ministre poursuit en donnant plus d’informations sur le suspect numéro 1 dans cette enquête : « Dave De Kock est interrogé par la police néerlandaise. Ensuite, il sera extradé vers notre pays. En 2010, il avait déjà été condamné à une peine de prison. Il a entièrement purgé sa peine. Il avait été condamné pour traitement inhumain entraînant la mort. Le juge a estimé qu'il n'était pas question de meurtre ou d’homicide involontaire. Il a demandé une libération anticipée à plusieurs reprises, mais cela lui a été refusé à chaque fois. Il a été libéré en 2018. »

Manque de suivi ?

« Ne pouvait-il pas y avoir un suivi par la suite ? Aujourd'hui, la mise à disposition peut être imposée comme peine accessoire. Cela signifie qu'un auteur dangereux reste sous la surveillance de la justice, voire même en prison, jusqu'à 15 ans après sa condamnation. Le juge peut également imposer qu'une personne ne soit pas autorisée à entrer en contact avec un enfant. S'il ne respecte pas ces conditions, il est renvoyé en prison. Cette possibilité a été introduite en 2012 pour ce type d’infractions. Or, Dave De Kock a été condamné en 2010. Le juge ne pouvait donc pas lui imposer cette mesure à l'époque. Il n'était pas non plus possible de le faire par la suite. Dans un état de droit, les peines ne peuvent pas être imposées avec effet rétroactif », s’étonne le politicien flamand.

Vincent Van Quickenborne s’étonne ensuite que le suspect n’ait pas bénéficié d’un suivi psychiatrique : « Lorsqu'il était en prison, il a introduit une demande de traitement psychiatrique. La justice a fait de même. Malheureusement, cette demande a été refusée car il n'y a aucune offre pour de tels criminels dans notre pays. Au cours de ces dernières années, nous avons investi dans la prise en charge des internés (personnes atteintes de maladies psychiques ayant commis un crime ou un délit) en construisant de nouveaux centres de psychiatrie légale et en prévoyant des centaines de lits en soins réguliers. Nous devons faire de même pour ce type de criminels dangereux dans les années à venir. Il s’agit d’une mission que nous devons accomplir en collaboration avec la Santé publique (fédérale) et le Bien-être (flamand). »

Apprendre les leçons de ce drame

« Nous devons faire mieux en matière d'accompagnement, de traitement et de suivi des détenus. C'est pourquoi, l'année dernière, la Justice a décidé de recruter 200 personnes supplémentaires au sein de nos prisons. Il s’agit de psychologues, de psychiatres, d’accompagnateurs de détention qui se chargent dès le premier de jour d’assurer l’accompagnement et le suivi des détenus, et ce, de manière intensive. Aujourd’hui, des dizaines d’entre eux ont déjà entamé leur nouvelle fonction. Nous sommes bien conscients que ces nombreuses mesures ne pourront jamais empêcher tous les crimes. Mais ce qui est certain, c'est que le fait de miser sur l’accompagnement des détenus et de donner un sens à la détention mettra davantage de condamnés sur le droit chemin. Cela permettra d’éviter davantage de cas de récidive et d’améliorer la sécurité de notre pays. C'est donc sur ce point que nous devons travailler en tant que société. Punir les auteurs dangereux, leur fournir un meilleur accompagnement et un suivi d’une plus longue durée ; je m'y engage pleinement », affirme le ministre.

« Investir dans les prisons »

Vincent Van Quickenborne conclut : « Investir dans les prisons n'est pas populaire, mais c'est absolument nécessaire pour mieux protéger notre société contre ce type d’auteurs. À présent, nous pensons surtout à la tristesse inexprimable causée par cette tragédie. Comme tant d’autres personnes, moi aussi j’ai des enfants. Je n’arrive pas à imaginer la douleur qu’entraine une telle perte tragique. Je souhaite encore beaucoup de force et de courage à tous les proches. Repose en paix, petit Dean. »

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