Pourquoi Novak Djokovic a, cette fois, très peu de chance d’éviter son exclusion

Pourquoi Novak Djokovic a, cette fois, très peu de chance d’éviter son exclusion
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Le… deuxième carton rouge a été brandi par Alex Hawke, le Ministre australien de l’immigration qui, cette fois, a utilisé le pouvoir qui lui est conféré pour suspendre à nouveau le visa du Serbe « sur base sanitaire et dans l’intérêt public ».

Lundi dernier, le nº1 mondial et ses conseillers, étaient parvenus à faire « sauter » le premier carton, et la détention du joueur dans un centre pour réfugiés, pour un vice de procédure. Pendant une petite semaine, Djokovic a ainsi pu retrouver son statut de numéro un mondial à Melbourne Park, et même sur le tableau officiel du tirage au sort, avec une liberté confidentielle, toutefois, tellement était visible l’épée de Damoclès au-dessus de sa tête.

Le couperet est donc tombé, ce vendredi, et le fait que le Ministre ait notifié, dans sa décision, avoir usé du « pouvoir qui lui était conféré » est important car au cas où les avocats de Djokovic, qui décomptent chaque minute jusqu’au début du tournoi ce lundi, réussiraient encore à annuler la suspension, le Ministre de l’immigration aurait l’occasion de suspendre le visa du Serbe une troisième fois, en s’attaquant, cette fois, au fond de l’affaire. Et là, on sait que le dossier du joueur comporte bien des failles (voyage entre la Serbie et l’Espagne, précédent l’arrivée en Australie, non mentionné ; comportement illicite après un test positif au covid-19 ; test lui-même suspect, validité de son exemption médicale, etc.) et pourrait même coûter cher à Djokovic en termes de suspension plus longue, de visa et à l’ATP (3 ans), et même de prison (jusqu’à 3 ans aussi) !

Mais comme dit plus haut, les avocats de Djokovic ne veulent pas encore lâcher le morceau. Vendredi, à 20h45, ils ont obtenu une audience (suivie par plus de 45.000 personnes sur YouTube !) auprès du Juge Anthony Kelly, le même qui avait levé la première annulation de visa, regrettant que le Ministre ait pris autant de temps pour prendre sa décision…, tout en proposant que l’affaire puisse encore être traitée, en urgence, ce week-end. Djokovic est rentré « libre » ce vendredi (avant une nouvelle détention samedi matin), mais de l’avis général, il peut désormais plutôt préparer ses valises que son sac de tennis, dimanche.

Terrible conclusion où personne ne sort gagnant, ni sportivement, ni humainement. Et tout ceci aurait pu être évité si Djokovic avait accepté le vaccin, comme 97 % de ses pairs.

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