Bruxelles: des jeunes contre le gaz dans la taxonomie des investissements verts

Devant la commission européenne.
Devant la commission européenne. - Belga

Les manifestants ont réalisé deux cheminées à gaz pour illustrer leurs propos, dont une portant l’inscription « Gardez votre ‘sale’ cadeau ». Ils ont également arboré de nombreuses pancartes portant des slogans comme « Le gaz propre est un sale mensonge !» et « Parlons de décroissance ». Des jeunes, issus de plusieurs pays membres dont la France, l’Allemagne, l’Italie et la Pologne, ont pris la parole pour discourir de la situation en regard de leurs spécificités nationales.

Les militants appellent à ce que seules les énergies ’propres’ soient mentionnées dans la taxonomie. Ils refusent que le nucléaire et des énergies fossiles comme le gaz y trouvent une place au motif qu’ils seront utilisés pour les besoins de la transition énergétique.

« Si ces énergies obtiennent ce ‘label’, elles vont canaliser plus de subsides publics et d’investissements privés, et elles en reçoivent déjà beaucoup sans cela », argumente Chloé Mikolajczak, une activiste pour la justice climatique. « Cela va nous ancrer dans des périodes de transition et nous maintenir dans des systèmes énergétiques dépassés pendant des décennies. La taxonomie perdrait tout son sens. C’est la crédibilité de l’Union européenne sur la question du climat qui est en jeu. Il faut bien sûr être réaliste. On devra utiliser des énergies non renouvelables dans une période de transition. Mais, c’est une autre chose que de considérer ces énergies comme des énergies vertes et de leur permettre de profiter des financements liés à cette étiquette. C’est cela qui nous dérange. »

Pour rappel, la proposition de la Commission européenne de classer le gaz et le nucléaire dans la liste des secteurs énergétiques vers lesquels orienter les investissements fixe des conditions, notamment une limitation dans le temps. Les experts et les États membres ont jusqu’au 21 janvier pour lui faire parvenir leurs remarques. Le parlement européen aura par la suite la possibilité de rejeter le texte par un vote à la majorité simple.

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