Gwendy, la petite amie de Jürgen Conings, brise le silence

Gwendy, la petite amie de Jürgen Conings, brise le silence

Voilà maintenant six mois que l’affaire Jurgen Conings s’est terminée. Pour rappel, après 35 jours de recherches intensives, le militaire avait été retrouvé mort dans le parc national de la Haute Campine. Pendant des semaines, les forces de l’ordre ont recherché le soldat en fuite. Il avait quitté la caserne militaire de Bourg-Léopold le lundi 17 mai 2021, emportant des armes avec lui. Le fugitif avait menacé de s’en prendre aux structures de l’État, à une mosquée et à plusieurs personnalités, dont le célèbre virologue Marc Van Ranst.

À l’époque, c’est sa petite amie Gwendy Przeniczka qui avait reçu une lettre « d’adieu » dans laquelle Jürgen Conings expliquait ses intentions. Het Laatste Nieuws a rencontré une femme toujours marquée par les événements. « Pendant la semaine ça va mais, les week-ends sont difficiles. J’essaye de remplir mon temps et je m’entoure de beaucoup de personnes », confie-t-elle dans une longue interview accordée à nos confrères flamands.

Si elle a longtemps voulu croire que son petit ami rentrerait à la maison, mettant fin par la même occasion à ce cauchemar, Gwendy a finalement dû se faire une raison. Pour pouvoir faire son deuil, elle a notamment dû comprendre pourquoi Jürgen était lié à des termes comme « terroriste », « dangereux », « théorie du complot »… « J’ai reçu des réponses, oui. Ce ne sont pas toujours les réponses que vous voulez entendre (…) Je recherchais la tranquillité d’esprit et voulais des réponses à mes questions. On m’a donc montré une photo du haut de son bras droit avec son tatouage, qui était encore bien visible. Cela m’a apporté – avec d’autres éléments du dossier – un début de paix. »

« Jürgen restera pour toujours dans mon cœur »

Un début de paix après de longues semaines d’angoisse et d’incompréhension. Car pour Gwendy, l’homme qu’elle découvrait à travers les médias n’était pas celui qu’elle connaissait. « À la maison, c’était lui qui prenait soin des autres et les protégeait. Envers ma famille et moi, il était calme, serviable et drôle. Bien sûr, il était aussi frustré par des choses de la société qui nous arrivaient à tous. » Et si le militaire avait connu quelques déboires à son travail, sa petite amie assure n’avoir vu aucun signe inquiétant. « Oui, il était excédé quand il voyait les virologues à la télé (…) On dirait que sa haine du gouvernement ou de la société a pris une vie propre dans sa tête. Il a dû dérailler là, dans une sorte de délire qu’il ne partageait avec personne, et il est allé très loin. »

Quant à expliquer le geste fou de Jürgen, elle n’y parvient toujours pas. « Je ne sais pas à quoi ça ressemble et j’ai peur d’avoir trop de mal à imaginer comment il a pris cette décision. Qu’est-ce qui lui est passé par la tête dans les dernières minutes ou secondes ? »

Aujourd’hui, Gwendy continue de constituer le puzzle des événements afin de pouvoir faire totalement son deuil et comprendre le geste de son petit ami. « Pourquoi n’ai-je pas vu ces signes ? Notre vie ensemble n’était-elle pas assez bien ? (…) Je pense que je ne lui ai pas assez dit que je l’aimais. J’ai perdu mon partenaire et il me manque tous les jours. (…) Jürgen restera pour toujours dans mon cœur »

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Bourg-Léopold (prov. de Limbourg)

Téléchargez notre nouvelle appli Sudinfo

Téléchargez notre nouvelle appli Sudinfo

Aussi en Belgique