Les travailleuses de la Stib se mobilisent contre le harcèlement

Action de sensibilisation à la Stib.
Action de sensibilisation à la Stib. - CGSLB

Une trentaine de travailleuses de la Société des transports intercommunaux de Bruxelles (Stib) affiliées à la CGSLB ont mené une action de sensibilisation contre le harcèlement genré jeudi matin au dépôt Jacques Brel, à Molenbeek.

Ces travailleuses, soutenues par certains collègues masculins, ont distribué aux autres agents présents des prospectus dénonçant ce type de harcèlement et appelant à une enquête indépendante sur le sujet au sein de l’entreprise. Les manifestantes ont fait un peu de bruit pour faire entendre leurs revendications.

Une délégation doit rencontrer des représentants de la direction en fin de matinée, en vue d’obtenir des mesures pour lutter concrètement contre le sexisme.

« On voudrait par exemple des sanctions pour ceux qui postent sur les réseaux sociaux des photos prises quand on est en train de dormir dans les salles de détente, entre les deux services du matin et du soir », explique Martine Vanophem, déléguée syndicale CGSLB, qui souligne qu’au sein de la Stib, « il y a du harcèlement à caractère sexuel », notamment « dans la manière dont certains nous regardent et nous parlent ». « J’ai 59 ans et un supérieur qui me fait des remarques déplacées. Je suis déléguée syndicale et j’ose m’en défendre, mais je pense aux jeunes conductrices qui doivent vivre des choses beaucoup plus dures. »

La délégation espère aussi obtenir des engagements de la direction pour les navetteuses. « Les femmes qui prennent les transports en commun subissent aussi beaucoup de harcèlement. Je travaille à la sécurité comme dispatcheuse et on a quand même beaucoup d’appels de jeunes filles pour des attouchements ou des insultes », déplore Mme Vanophem.

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