Le procès de Van Eyken et son épouse pour destruction de preuves débute mercredi

Sylvia Boigelot et Christian Van Eyken.
Sylvia Boigelot et Christian Van Eyken. - Photonews

Christian Van Eyken et Sylvia Boigelot devront répondre de destruction d’une pièce à conviction et de matériel informatique, commise lors d’une consultation de leur dossier, celui de l’assassinat de Marc Dellea, au greffe correctionnel du tribunal de première instance de Bruxelles, pendant l’été 2018.

Il est question de la destruction d’un lecteur DVD et d’un DVD contenant des images de caméra de vidéo-surveillance sur lesquelles Christian Van Eyken et Sylvia Boigelot avaient été identifiés entrant et sortant de l’appartement de la victime.

Le parquet de Bruxelles avait décidé d’ouvrir une enquête au mois d’août 2018. Un juge d’instruction avait été saisi du chef de sabotage informatique et destruction de biens d’utilité publique afin de déterminer les circonstances précises des faits.

Au cours de l’instruction, il était apparu que cette destruction du DVD et de son lecteur pouvait avoir un caractère intentionnel. Le juge d’instruction avait ensuite inculpé, en novembre 2018, Christian Van Eyken et Sylvia Boigelot.

L’ancien député francophone au Parlement flamand et son épouse étaient alors prévenus devant le tribunal correctionnel pour avoir assassiné Marc Dellea, l’ancien compagnon de Sylvia Boigelot. Cet homme avait été découvert mort, une balle dans la tête, le 8 juillet 2014, dans l’appartement qu’il occupait avec sa compagne, Sylvia Boigelot, et leur fille, avenue Mutsaard à Laeken. À cette époque, Christian Van Eyken était député au Parlement flamand et Sylvia Boigelot était son attachée parlementaire et sa maîtresse. Les amants avaient été les dernières personnes connues à avoir vu la victime vivante.

En septembre 2019, le tribunal les avait reconnus coupables et condamnés à 23 ans de prison. En février dernier, la cour d’appel a confirmé le jugement et a aggravé la peine, qui est passée à 27 ans de prison pour les époux. Mais en juin, la Cour de Cassation a partiellement cassé cet arrêt. Le dossier a été renvoyé vers la cour d’appel de Mons où les deux coupables seront rejugés uniquement sur la peine. Néanmoins, la défense estime que la culpabilité, toujours contestée par les époux Van Eyken, doit aussi être débattue à nouveau. Elle a dès lors demandé à la cour d’appel de Mons de poser une question préjudicielle à la Cour Constitutionnelle. Les parties en débattront le 30 novembre et la cour rendra un arrêt sur ce point un mois plus tard.

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Laeken (c.f. Bruxelles)Mons (Hainaut)Bruxelles (Bruxelles-Capitale)
Notre sélection vidéo
Aussi en Faits divers