Accusé de viol, un jeune homme n’est finalement inculpé que de voyeurisme

Accusé de viol, un jeune homme n’est finalement inculpé que de voyeurisme
Capture vidéo

La police de Bruxelles Capitale / Ixelles avait été appelée à intervenir dimanche matin dernier, vers 6 h 20, pour le présumé viol d’une jeune femme de 19 ans qui s’était déroulé en rue au sortir d’une boîte de nuit du centre-ville de Bruxelles. Les intervenants avaient alors interpellé un suspect qui avait aussitôt été libéré parce que la victime avait pu l’innocenter. Le bon suspect avait ensuite été interpellé dès le lendemain matin.

L’intéressé clamait son innocence et avait pris l’initiative de diffuser sur son profil Snapchat deux séquences vidéos à caractère sexuel censées prouver que la victime aurait été consentante. L’une dans laquelle on l’entendait dire « Retourne-toi pour qu’on voit ton cul » à la victime et dans laquelle on le voyait soulever sa robe. L’autre dans laquelle on voyait la victime lui pratiquer une fellation.

« L’inculpation de viol pas retenue »

Résultat ? « Le suspect a été mis à disposition du juge d’instruction qui l’a inculpé du chef de voyeurisme. L’inculpation de viol n’a pas été retenue. Le suspect a été libéré et l’enquête suit son cours », fait savoir ce mercredi la porte-parole du parquet de Bruxelles.

Pour rappel, nous avions pu nous entretenir avec la petite sœur (18 ans) de la victime de 19 ans. « Ma sœur ne le connaissait pas. Au cours de la soirée, il est venu lui parler en notre présence, une première fois, puis, une seconde fois, mais ma sœur n’était pas intéressée et elle ne lui avait pas répondu. Puis, il est venu lui parler une troisième fois quand on n’était plus à ses côtés et c’est à partir de là qu’elle s’est retrouvée dehors avec lui sans savoir comment. La vidéo où elle lui fait une fellation, ma sœur ne savait absolument pas qu’elle était filmée. Elle lui a dit qu’elle n’aimait pas faire ça, mais il l’a forcée à le faire. Puis, même pas trois minutes plus tard, parce que le garçon n’était visiblement pas satisfait, que ma sœur ne savait pas faire ça, il l’a giflée, elle est tombée par terre et il a commencé à la violer. Cela s’est passé dans une petite ruelle. La robe, les chaussures de ma sœur étaient maculées de sang. Le violeur avait aussi du sang sur les mains et ses chaussures. Il a diffusé ces vidéos une fois qu’il a été accusé de viol pour tenter de faire croire que ma sœur était consentante. Or, toutes ces vidéos ont été tournées par lui avant le viol. Il faut aussi savoir que, avant le viol, ils avaient croisé une patrouille de police. La policière qui se trouvait côté passager dans la voiture et qui, je suppose, avait vu l’état de ma sœur, leur a dit de partir un peu plus loin pour faire ce qu’ils avaient à faire… », témoigne la petite sœur de la victime indignée.

La famille de la victime a commenté la nouvelle : « C’est une nouvelle qui nous choque encore énormément ».

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