Nucléaire: le négociateur iranien jeudi à Bruxelles pour discuter avec l’UE

Ali Baghéri
Ali Baghéri - Belga images

« Après les pourparlers de Téhéran, (le vice-ministre iranien des Affaires étrangères) Baghéri se rendra à Bruxelles pour discuter des questions restées en suspens », a indiqué Saïd Khatibzadeh lors d’une conférence de presse, faisant référence aux entretiens de la semaine précédente à Téhéran avec le négociateur européen Enrique Mora.

Jeudi, M. Mora avait rencontré M. Baghéri pendant plusieurs heures dans la capitale iranienne. Il avait alors évoqué la possibilité d’une rencontre « bilatérale » entre les Iraniens et l’UE qui coordonne les négociations.

Le porte-parole iranien n’a fait référence qu’aux pourparlers avec l’UE, plutôt qu’avec les cinq pays encore parties à l’accord nucléaire de 2015, indiquant qu’un député avait mal cité dimanche le ministre des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian pour dire que des pourparlers de Bruxelles seraient avec le groupe 4+1.

Par 4+1, il fait allusion aux quatre pays membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU -France, Royaume-Uni, Russie, Chine- et l’Allemagne.

Les services de l’UE, interrogés dimanche par l’AFP, ont indiqué ne pas être en mesure de confirmer la tenue d’une rencontre jeudi à Bruxelles entre l’Iran et le groupe 4+1.

« L’objectif demeure de reprendre les négociations à Vienne le plus rapidement possible », a rappelé une porte-parole de l’UE.

« Les obstacles et les défis qui ont conduit au manque de résultats des six rounds des pourparlers de Vienne doivent être discutés », a Bruxelles, a précisé lundi M. Khatibzadeh.

Les négociations débutées en avril à Vienne -- et auxquelles participent indirectement les États-Unis -- pour sauver l’accord en y réintégrant les Américains sont suspendues depuis juin.

L’accord de 2015 a été conclu à Vienne entre la République islamique d’Iran et le Groupe 5+1 --Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne- –, l’UE jouant un rôle de facilitateur.

Il offre à l’Iran un allègement des sanctions internationales en échange d’une limitation drastique de son programme nucléaire et de garanties prouvant qu’il ne cherche pas à acquérir la bombe atomique.

Washington, sous la présidence de Donald Trump, a unilatéralement quitté l’accord en 2018 et rétabli les sanctions contre l’Iran que ce pacte avait permis de lever. En retour, Téhéran s’est affranchi des restrictions à son programme prévues dans le pacte.

Joe Biden s’est dit prêt à revenir dans l’accord si l’Iran renouait parallèlement avec ses engagements.

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