Actiris: l’opposition s’interroge sur les conditions de désignation du nouveau CEO

Actiris: l’opposition s’interroge sur les conditions de désignation du nouveau CEO

Selon la chaîne de télévision régionale Bx1, Cristina Amboldi, qui devrait être nommée jeudi par le gouvernement bruxellois, aurait adapté la description de poste pour la fonction à pourvoir, en sa qualité de directrice du cabinet adjointe du ministre.

Mercredi, Véronique Lefrancq (cdH), Clémentine Barzin (MR) et Gilles Verstraeten (N-VA) auraient voulu l’organisation d’un débat en urgence sur cette question en commission. Ce fut en vain car leur demande a été formulée hors délai, lorsque l’on s’en tient à la procédure fixée par l’assemblée bruxelloise.

Selon Bx1, le document en question est intitulé « Objectifs pour le mandat de directeur.rice général.e d’Actiris ». Il reprend le contexte de la fonction avec les missions d’Actiris, la fonction du directeur et les objectifs, soit la description du poste. C’est la société en charge du recrutement, Talent, qui l’a élaboré et l’a fait valider par le gouvernement bruxellois avant de s’apercevoir qu’elle ne l’avait pas envoyé au comité de gestion d’Actiris qui doit également l’approuver. Cela a été chose faite.

Toujours selon la chaîne régionale de télévision, dans le document envoyé, on s’aperçoit que les dernières modifications ont été faites le 13 avril 2021 par Cristina Amboldi, en sa qualité de cheffe de cabinet adjointe en charge de l’emploi au sein du cabinet du ministre Clerfayt. Elle a ainsi corrigé des fautes d’appellation entre ORBEM et Actiris ou retiré la mention de gouvernement dans les clients d’Actiris. Bernard Clerfayt a affirmé à Bx1 que Cristina Amboldi n’était jamais intervenue dans le dossier et qu’une muraille de Chine avait été construite entre elle et la procédure pour éviter tous conflits d’intérêt, avant d’indiquer mardi matin que le document avait dû être rédigé par le cabinet de Sven Gatz, ministre en charge de la Fonction publique.

Cependant, pour Sven Gatz, précise Bx1, la description du poste relève bien de la compétence du ministre en charge d’Actiris. Bernard Clerfayt a finalement retrouvé le document dans lequel les modifications apportées sont uniquement cosmétiques ou de type orthographique. Selon lui, il n’y a donc pas de raison de remettre en question ni les compétences ni l’impartialité de Cristina Amboldi, ni même de la procédure de recrutement de Talent.

L’opposition reste très dubitative, estimant qu’en cas de nomination par le gouvernement, jeudi, il existe un motif sérieux pour les candidats non-retenus de saisir le Conseil d’Etat, ce qui peut durer des années.

Quoiqu’il advienne jeudi, l’opposition reviendra à la charge en commission à propos de ce dossier.

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