Edito: une mandature qui n’est finalement pas un long fleuve tranquille à Estaimpuis

Edito: une mandature qui n’est finalement pas un long fleuve tranquille à Estaimpuis

Avec sa large, très large majorité absolue, la mandature du groupe PS-LB pourrait s’apparenter à un long fleuve tranquille.

Seulement voilà, le bateau rouge a aussi connu quelques mers bien agitées durant ces trois premières années. Bien que palpables depuis quelques mois déjà, les dissensions entre le capitaine Senesael et certains de ses matelots ont éclaté publiquement au grand jour quand le Collège a forcé le Premier échevin à rester momentanément à quai, Quentin Huart ayant été privé de ses attributions pour trois mois.

La situation n’est plus aussi tempétueuse depuis cet épisode de mars dernier, du moins en apparence en tout cas, mais une chose est sûre : certains membres de l’équipage ne partiront jamais en croisière ensemble.

Au sein du Collège, il y a des dissenssions entre le capitaine Senesael et certains de ses matelots...
Au sein du Collège, il y a des dissenssions entre le capitaine Senesael et certains de ses matelots... - N. RZ.

Après plusieurs mandats à la tête des opérations, Daniel Senesael bénéficie toujours d’une cote de popularité intacte. Et bien qu’âgé de 64 ans, il semble surtout avoir la même énergie qu’à l’époque où il n’était que moussaillon. C’est ça que l’on reproche parfois au vieux loup de mer : d’être omniprésent, omnipotent. Le résultat des élections de 2018 a pourtant permis d’amener un vent de fraîcheur au sein du Collège communal. Et parmi les nouvelles recrues, certains mènent plutôt bien leur barque…

Au bord de l’eau, même si les effectifs sont réduits (trois conseillers pour Ecolo, trois autres pour « Pour Vous ! »), les partis de l’opposition ne se contentent pas de regarder passer le cargo sans broncher. Au moindre faux pas de la majorité, vous pouvez compter sur eux pour lâcher les missiles. Néanmoins, avec 16 sièges sur 21, la majorité PS-LB a quelques canots de sauvetage en réserve. A moins que l’équipage ne parvienne pas à apaiser les conflits dans les trois ans à venir, au point de se saborder lui-même, il faudrait un véritable tsunami pour faire chavirer le navire.

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