Assises de Namur: le ministère public requiert la perpétuité à l’encontre de Van Dam

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L’avocate générale Audrey Seminara
L’avocate générale Audrey Seminara - LL.P.

Ce mardi matin, l’avocate générale Audrey Séminara s’est adressée au jury de la cour d’assises de Namur qui, la veille, a jugé Xavier Van Dam coupable de l’assassinat, du viol et de la détention arbitraire de Wivinne Marion, le 1er novembre 2018.

Représentant la société, l’avocate générale a demandé aux douze jurés de donner la peine maximale à l’égard de Xavier Van Dam : la réclusion criminelle à perpétuité. En Belgique, cette peine n’est que théorique. En cas de perpétuité, toute personne peut être candidate à une libération conditionnelle après 15 ans de réclusion. « Pour être sûre que la sécurité publique soit assurée le plus longtemps possible, je vous demanderai de prononcer la mise à disposition du tribunal d’application des peines », a exposé Audrey Seminara.

Cette peine complémentaire à la peine de prison principale a pour but de protéger la société. Avant l’expiration de la peine de principale, le tribunal de l’application des peines évalue la dangerosité du condamné et décide soit de le maintenir en prison au terme de sa peine, soit de le placer en liberté sous surveillance. « Je vous demanderai d’établir cette mise à disposition pendant 15 ans compte tenu de l’extrême gravité des faits. »

Aucune circonstance atténuante

Pour le ministère public, aucune circonstance atténuante ne peut être trouvée pour ces « faits innommables ». « Il a tout fait à Wivinne Marion, sans lui laisser la moindre chance de survie », a martelé l’avocate générale, qualifiant les faits d’une « sauvagerie sans nom ».

Ni son vécu, ni sa personnalité ne sont, aux yeux de l’avocate générale, des circonstances atténuantes permettant de diminuer la peine. « L’assassinat de Wivinne Marion n’est pas un accident de parcours, ça résulte de sa personnalité psychopathique. »

Audrey Séminara a finalement mis en exergue le risque de récidive lié à la personnalité psychopathique de l’accusé. « La peine doit être une sanction proporitionnée et dissuasive. Elle doit le dissuader de recommencer ou de faire autre chose de la sorte. Vous ne pouvez pas sauver Wivinne Marion, mais vous pouvez éviter que cela se reproduise », a-t-elle conclu.

C.T.

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