Inondations: pas de commission d’enquête au fédéral pour le moment

Inondations: pas de commission d’enquête au fédéral pour le moment
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« La conférence de présidents a été claire : d’abord la réunion commune avec les commissions et les ministres et puis, éventuellement la commission d’enquête parlementaire », a rappelé Daniel Senesael (PS). « Il faut tout simplement retenir la ligne du temps définie par la conférence des présidents. »

« Venant d’une région fortement touchée, j’ai très vite déclaré que j’étais demandeuse d’une commission d’enquête », a rappelé la Theutoise Julie Chanson (Ecolo). « Néanmoins, ici, on n’est pas raccord en termes de timing. Si vous allez sur le terrain, les citoyens qui ont tout perdu s’en foutent un peu qu’on passe des heures et des heures en commission à analyser ce qu’il se passe pour le moment. Ce dont les sinistrés ont besoin maintenant, c’est qu’on apporte nous, politiques, et surtout au niveau fédéral, une réponse aux problématiques qui se posent sur le terrain. » Pour l’écologiste, « les niveaux régionaux ont pris leur part de responsabilité. Le fédéral reste à mon sens un peu trop silencieux. »

Priorité aux aides

« Il y a deux temps à la réflexion », a développé la députée d’opposition Vanessa Matz (cdH). « D’abord, la priorité doit aller aux aides que le fédéral peut amener, avec les autres entités. Mais si, à un moment donné, on ne se donne pas les moyens d’une commission d’enquête, effectivement, il en faudra une. Nous nous retrouvons fin septembre, et cette audition conjointe attendue (des ministres compétents) n’a toujours pas été faite. Il ne faudra alors pas s’étonner des demandes répétées de certains groupes pour avoir une commission d’enquête. »

« La priorité absolue, c’est d’apporter des réponses sur le terrain. Et je ne pense pas que cela sera empêché à cause d’une commission d’enquête », a répondu Nabil Boukili (PTB). « Je me demande même si la commission d’enquête ne serait pas un moteur pour faire les choses de manière plus rapide et plus construite. Je ne comprends pas l’argument qui met en opposition la commission d’enquête et le fait de faire le travail (de terrain). Ces trois derniers mois, il n’y avait pas de commission d’enquête, et le travail n’a pas été fait ! Il reste beaucoup à faire. Et les aspects pompiers, centre de crise, etc. sont fédéraux. Voilà pourquoi nous avons besoin d’une commission d’enquête fédérale. »

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