L’insupportable clivage fait entre les sinistrés pour les aides

Editorial

Les inondations dévastatrices qui ont frappé notre région ont laissé des centaines de personnes sur le carreau. Des personnes qui ont tout perdu d’un point de vue matériel. Dans la foulée de cette catastrophe, la plus belle des solidarités s’est mise en place. Les autorités ont aussi réagi pour tenter d’aider au mieux les sinistrés, tout en enclenchant à marche forcée les opérations de nettoyage et de réparations. Mais pour les citoyens dont les maisons sont inhabitables, la situation reste compliquée, pour ne pas dire précaire. Certains - des dizaines - ont en effet dû trouver des solutions pour se reloger et paient un loyer pour ça. Un loyer qui se greffe souvent à un prêt hypothécaire ou à un premier loyer : celui de leur maison dont il ne reste rien.

Les inondations ont frappé les sinistrés de la même manière. La force de l’eau n’a guère fait de distinction.

Pourtant, tous n’ont pas droit à la même aide. Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, le Croix-Rouge n’offre pas la possibilité à certains de solliciter l’aide « cash urgente » - 650 € par personne + 195 € par membre du foyer -, celle-ci étant réservée aux plus précarisés.

Que les choses soient claires: aider prioritairement les plus précaires va de soi. Une série d’initiatives comme la prise en charge du relogement ou encore des assurances.

Mais quand les Belges se mobilisent et font près de 40 millions € de dons sur le compte ouvert pour la cause, c’est pour aider tout le monde, sans distinction, avec comme leitmotiv « un sinistré = un sinistré ».

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