L’armée va continuer d’apporter son aide alimentaire dans les zones sinistrées

L’armée va continuer d’apporter son aide alimentaire dans les zones sinistrées
Belga

Les besoins sont encore conséquents, deux mois après les inondations en Wallonie. C’est notamment le cas pour des milliers de personnes qui dépendent toujours de l’aide alimentaire. Le gouvernement fédéral a donc décidé de revenir sur sa décision de retirer l’armée des régions concernées au 8 octobre.

Le cabiner Dedonder confirme la décision

L’armée « va rester sur le terrain aussi longtemps que souhaité ou nécessaire », confirme le cabinet de la ministre de la Défense Ludivine Dedonder (PS). « Nous sommes et restons présents avec 200 personnes ».

La Croix-Rouge délivre tous les jours 5.500 repas chauds et depuis lundi une entreprise privée, sous contrat avec le gouvernement, va en fournir 7.000. C’est presque six fois plus que ce que l’armée préparait dans ses cuisines de campagne. Sans l’aide militaire, la Croix-Rouge affirme qu’elle ne pourrait pas mener à bien son secours.

La défense travaille aussi à l’évacuation des déchets

Interrogée à ce sujet mercredi matin en commission Défense de la Chambre, Ludivine Dedonder a indiqué que, en plus de la distribution de repas, la Défense travaillait actuellement à l’évacuation les déchets dans la Vesdre, la Hoëgne et l’Ourthe.

« Les moyens des entreprises privées sont utilisés pour la reconstruction dans les lieux privés, il n’y a donc pas suffisamment de moyens disponibles pour nettoyer les lits des rivières. C’est pourquoi le Service public de Wallonie (SPW), à travers la cellule fédérale d’appui, a confié cette mission à la Défense », a expliqué la ministre.

Mme Dedonder a également donné quelques chiffres. Ainsi, depuis le mois d’août, la Défense a distribué 64.885 repas. Au total, la Défense a déjà apporté un soutien de plus de 11.000 hommes, soit une moyenne de 182 soldats par jour, avec un pic de 374 déployés en une journée. Ce déploiement n’a jusqu’à présent eu aucun impact opérationnel sur les autres missions.

« Étant donné que les activités sur le terrain évoluent toujours fortement, il n’y a pas non plus d’estimation claire des coûts », a indiqué la ministre de la Défense.

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