«Si c’est pas oui, c’est non»: l’ULB sensibilise ses étudiants au consentement

Annemie Schaus, rectrice de l’ULB.
Annemie Schaus, rectrice de l’ULB. - Belga Image

Les violences sexuelles et sexistes gangrènent le fonctionnement des institutions et l’université n’y fait pas exception. Depuis le mouvement #MeToo, elles sont dénoncées publiquement de plus en plus fréquemment. A l’Université libre de Bruxelles, c’est le #balancetonfolklore qui a mis en lumière cette année la problématique dans l’institution universitaire. En réaction, l’ULB lance pour cette rentrée académique une campagne d’éducation au consentement, intitulée «Si c’est pas oui, c’est non», annonce-t-elle lundi.

«Sans consentement réel, il n’y a pas de fête? Nos campus doivent être des lieux sûrs», déclare la rectrice de l’ULB, Annemie Schaus, dans un communiqué. Pour sensibiliser l’ensemble de la communauté estudiantine, une campagne de communication est déployée, via des affiches, des flyers, sur les réseaux sociaux, sur des gobelets réutilisables... «Le ton de la campagne se veut positif et projette chacune et chacun dans une relation positive consentie.(...) Elle n’a pas pour objectif de culpabiliser ou de diaboliser» mais de présenter «des comportements potentiellement à risques dans lesquels tous et toutes peuvent se reconnaître», explique l’université.

Plus globalement, un plan de lutte contre les violences sexuelles et sexistes a été mis en place. Au-delà de la campagne de sensibilisation, il comprend le lancement, à la rentrée, de formations de comitardes et comitards des cercles reconnus, des délégués d’associations étudiantes et des agents de sécurité de l’ULB au consentement. À terme, l’objectif est de dispenser ces formations à toute la population étudiante.

Une charte relative à la gestion des agressions sexuelles et sexistes est aussi en cours d’élaboration au sein de l’association des cercles étudiants. Des «safe zones» (zones sûres) seront aussi installées durablement dans la salle «Jefke» où se déroulent les fêtes étudiantes ainsi que dans d’autres lieux festifs liés à l’ULB. Les jeunes pourront y trouver une personne formée pour les accueillir, les aider, les écouter...

Le centre d’accompagnement et de soutien dans les risques de harcèlement envers les étudiantes et étudiants, «Cash-e», mis en place en septembre 2020, va aussi être renforcé de trois personnes. Ce centre aide en toute confidentialité celles et ceux confrontés à des situations de harcèlement (moral ou sexuel), d’incivilité, d’intimidation ou de pressions psychologiques. Le but est également que le centre prenne en charge les signalements de violences sexuelles et il œuvre à un protocole de prise en charge des auteurs et autrices présumés.

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