L’homme qui avait jeté un cocktail molotov sur le Parlement risque 30 mois de prison

Les restes de l’engin incendiaire.
Les restes de l’engin incendiaire. - Belga

L’homme, âgé de 37 ans, dit avoir voulu sanctionner le pouvoir politique pour sa mauvaise gestion, à ses yeux, de la pandémie, mais également en raison de frustrations liées à sa situation privée. Le traitement de la leucémie de sa fille avait dû être interrompu en raison de la pandémie.

Le jour des faits, le 27 juillet 2020, vers 13h30, une patrouille de police gardait à l’œil cet homme à l’allure suspecte qui déambulait devant les portails du Parlement fédéral. Les agents ont eu la surprise de le voir lancer un cocktail Molotov en direction du bâtiment. Le projectile est tombé devant la clôture et a endommagé quelques voitures. L’homme a encore eu le temps de prendre une photo et de la poster sur Twitter en commentant: «ça aurait pu être plus convaincant».

Le matin même, Pieter V. avait annoncé son geste sur ce même fil, en expliquant les motifs. Il a nié devant les enquêteurs avoir agi au nom d’une idéologie spécifique, bien que la presse l’ait présenté comme un sympathisant d’extrême droite. L’enquête a démontré qu’il avait eu des liens avec le Voorpost, dont son ex-compagne faisait partie, mais duquel il s’était entretemps distancié.

Jeudi, à l’audience, il a semblé que son acte résultait plutôt de frustrations personnelles.

«Mon ex-compagne a entretenu une relation avec un membre des Hell’s Angel pendant un certain temps», a-t-il exposé. «Nos enfants sont maintenant régulièrement en compagnie d’hommes armés. Je trouvais cela inacceptable et je me suis adressé plusieurs fois à la justice à ce sujet, mais je n’ai pas été entendu».

Depuis quelques mois, le prévenu a retrouvé du travail et sa situation semble plus stable. Le tribunal se prononcera le 7 octobre.

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