Auderghem: le parc immobilier s’agrandit avec 14 nouveaux logements

L’ancienne gendarmerie occupait les lieux.
L’ancienne gendarmerie occupait les lieux. - GSV

Le marché immobilier a été particulièrement actif ces 10 dernières années à Auderghem. Résultat ? Une hausse importante du prix des biens autant à l’achat qu’à la location. Une réalité qui impacte en premier lieu les Auderghemois à faibles revenus, les familles monoparentales et les jeunes. Pour leur permettre de rester à Auderghem, la commune mène depuis plusieurs années une politique d’acquisition d’immeubles via sa Régie foncière. L’objectif : les rénover et les mettre en location aux conditions du logement social.

La Régie vient ainsi d’acquérir quatre nouveaux immeubles pour un total de 14 logements. La plus importante de ces acquisitions est l’immeuble de l’ancienne gendarmerie située avenue du Kouter. Le dernier locataire ayant été relogé en début d’année, les travaux ont déjà pu commencer.

« C’est une grosse rénovation car le bâtiment a été peu entretenu par l’ancien propriétaire », indique-t-on à la Régie foncière. « Nous allons refaire la toiture, tous les intérieurs ainsi que l’électricité. On table sur une mise à disposition en juillet 2022 ». Composé de neuf appartements, dont un rez-de-chaussée adapté aux personnes à mobilité réduite, cet ensemble pourra accueillir neuf familles.

Autres acquisitions : les deux maisons adjacentes à la Maison des Jeunes, chaussée de Wavre. «   Les compromis viennent d’être signés. L’une d’entre elles pourra être attribuée rapidement. Pour l’autre, il faudra être un peu plus patient car elle nécessite l’intervention d’un architecte et de plusieurs corps de métiers.   »

Enfin, des travaux de rénovation ont déjà débuté pour une autre maison située rue Geyskens. « Nous ne résoudrons pas la crise du logement à Bruxelles », reconnaît-on à la régie foncière. « Il n’empêche ce que nous pouvons faire, nous devons le faire. Ces quatre nouveaux immeubles sont un bon exemple de notre stratégie qui vise à tisser un maillage de logements accessibles à travers tout le territoire communal plutôt que des concentrations à faible mixité. »

Une offre alternative

Le parc immobilier de la Régie foncière compte actuellement 112 logements. Dans un an il en comptera 126 soit une augmentation de 12,5 %.

« Avec le CPAS, nous disposons également de sept logements de transit pour les situations d’urgences : des personnes exclues de leur habitation, des sans-abri, des familles qui se retrouvent à la rue suite à un incendie, etc. Cela nous permet d’offrir un toit avant de trouver une solution définitive. »

En plus des logements d’habitation, la Régie foncière dispose aussi de sept rez-de-chaussée commerciaux. « Pour ce type de biens aussi nous jouons à fond la carte de l’accessibilité et du service aux habitants. La vestiboutique et l’épicerie sociale de la Croix-Rouge ou encore le Service de Santé mentale de l’ASBL le Grès sont installés dans des locaux de la Régie foncière. Cela leur permet de mettre en place leurs projets dans de bonnes conditions. »

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