L’abus de prostitution sera plus sévèrement réprimé

L’abus de prostitution sera plus sévèrement réprimé
Photonews

Le conseil des ministres a approuvé la semaine passée cette réforme qui vise à ériger le consentement en valeur centrale des infractions sexuelles et à décriminaliser la prostitution pour la sortir de la zone grise de tolérance dans laquelle elle est actuellement considérée.

Cette nouvelle incrimination vise à faire une distinction claire entre la traite des êtres humains et d’autres formes d’abus qui ne tombent pas nécessairement sous cette définition, la recherche d’un gain anormal issu de la prostitution d’autrui et l’incitation à la prostitution par la publicité.

Ce dernier point permettrait notamment de lutter contre les « sugar daddies », objet d’une campagne à proximité d’universités qui avait défrayé il y a peu la chronique.

Si l’exploitation vise à prendre le contrôle sur une personne, il est alors question de commerce d’être humain. Ce contrôle peut se matérialiser dans le fait que l’auteur a décidé que la personne exploitée se prostituerait, les services qu’elle proposerait et quand ils seraient proposés, voire la somme qu’elle doit ramener.

Dans le cadre la réforme, le gouvernement veut également offrir une meilleure protection des victimes. Les trois centres qui s’occupent de traite des êtres humains – PAG-ASA à Bruxelles, Payoke à Anvers en Sürya à Liège- recevront un financement structurel de 279.000 euros par centre et un budget supplémentaire de 10 à 20 % de leurs moyens.

Notre sélection vidéo
Aussi en Belgique