Charleroi: un an de prison avec sursis pour non-assistance à personne en danger

Charleroi: un an de prison avec sursis pour non-assistance à personne en danger
SP

Le 4 mai 2019, vers 7h du matin, les secours avaient été requis par le prévenu au domicile de ce dernier, qui disait avoir trouvé un homme inanimé devant l’habitation. Le décès suspect avait été constaté par le médecin légiste quelques instants après. L’appelant avait confirmé dans un premier temps ne pas connaître la victime et ne pas savoir ce qu’il s’était passé. « Une seconde audition, douze heures plus tard, permettait de faire la lumière sur les faits et sur le déroulement de la scène », selon le substitut Brichet.

L’homme avait finalement admis avoir pris en charge la victime, qui faisait du stop devant un magasin, l’après-midi du 2 mai 2019. « Il m’a dit qu’il irait dormir dans un bois. Je ne voulais pas, alors je lui ai proposé de rester dormir à la maison », avait précisé le prévenu, confirmant avoir consommé de la cocaïne et de la méthadone avec la victime. « Ensuite, on est allés dormir et au matin, j’ai découvert qu’il dormait à côté de moi dans le lit. Je suis parti travailler jusqu’à mon retour à la maison en milieu d’après-midi. »

Selon le ministère public, la victime est décédée vers 19h d’une hypoxie sévère à la suite d’une intoxication liée aux produits consommés avec le prévenu. Ce dernier a précisé avoir vérifié si la victime respirait en fin de journée. « J’ai vu sa bouche et sa mâchoire bouger. Pour moi, il respirait encore. »

Il a néanmoins confirmé s’être inquiété, dans la nuit du 3 au 4 mai, de l’état de santé de la victime. « Il n’avait pas bougé d’un poil. Je me suis tracassé. J’ai essayé de l’embarquer dans ma voiture pour le conduire en milieu hospitalier. Mais il était trop lourd. » La victime était restée au sol, devant l’habitation du prévenu, jusqu’à l’appel passé aux secours. « Je regrette de ne pas avoir réagi plus vite. J’aurais dû appeler plus rapidement les secours. »

Pour le ministère public, le prévenu aurait dû réagir plus rapidement. Une peine d’un an de prison, soit la peine maximale pour non-assistance à personne en danger, était requise. Le substitut Brichet souhaitait que le prévenu s’engage à ne plus consommer de cocaïne, dans le cadre d’un sursis probatoire.

Me Frédéric Laurent, à la défense, avait plaidé une suspension simple du prononcé affirmant que son client se trouvait dans le déni le plus total au moment des faits.

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