Namur: un an avec sursis probatoire requis pour voyeurisme et vol

Le conseil du prévenu plaide une suspension probatoire du prononcé.
Le conseil du prévenu plaide une suspension probatoire du prononcé. - ILLU/V.L.

Le parquet de Namur a requis jeudi une peine d’un an assortie de mesures probatoires à l’encontre d’un prévenu accusé de voyeurisme et de vol.

Les faits se sont déroulés entre 2017 et 2019 en région namuroise. Le prévenu, né en 1992 et déjà condamné pour des attentats à la pudeur et des faits d’outrage public aux mœurs, a notamment observé une jeune femme par-dessus la porte dans les toilettes d’un complexe sportif en 2017. Au même endroit, en novembre 2019, il était présent dans les douches des femmes après un match de basket lorsqu’il a été surpris par une sportive qui sortait de sa douche alors qu’il fouillait dans le sac d’une de ses amies, laquelle a constaté le vol de sa petite culotte. Après perquisitions au domicile, la police a découvert une collection de sous-vêtements féminins. Il nie toutefois avoir dérobé celle de la victime.

Un suivi psychosocial

Le jeune homme, qui a depuis lors entamé un suivi psychosocial, est en proie à des difficultés affectives et relationnelles, mais les psychiatres qui se sont penchés sur son cas ne relèvent pas de déviance.

Le parquet de Namur rapporte que l’individu avait déjà attiré l’attention des gestionnaires des infrastructures sportives par sa présence au sein de celles-ci.

Le conseil du prévenu plaide une suspension probatoire du prononcé de la condamnation pour le fait de voyeurisme qui a eu lieu dans les toilettes, estimant que le vol de culotte n’est pas établi, pas plus que les faits de voyeurisme dont il est accusé le même jour.

Jugement le 16 septembre.

BELGA

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