Des peines de 10 à 20 ans prononcées pour le meurtre de Sebastian à Laeken en 2017

La cour d’assises de Bruxelles.
La cour d’assises de Bruxelles. - Illustration/Photonews

Les jurés et les juges de la cour n’ont reconnu aucune circonstance atténuante aux auteurs principaux du crime, Hubert Mystkowski et Lukasz Sredzinski, précisant toutefois que leur peine «devait être porteuse d’espoir afin de favoriser leur réinsertion future». Ils ont tenu compte, pour déterminer le taux de la peine, de la «gravité extrême des faits commis», du «mépris manifeste des auteurs pour l’intégrité physique et psychique d’une personne», de «l’atteinte intolérable au respect de la vie humaine», de «l’émoi que ce type d’actes suscite au sein de la population en termes d’ordre public», mais aussi de l’ «acharnement» des auteurs et des «souffrances endurées par la victime».

Jurés et juges professionnels ont estimé que les deux hommes représentaient un danger pour la société, qu’ils avaient minimisé les faits et qu’ils n’avaient fait montre d’aucune remise en question.

Ceux-ci ont par contre reconnu des circonstances atténuantes aux deux autres auteurs, Daniel Poplawski et Monika Nazarczuk, coupables d’avoir aidé à commettre le crime «par abstention». Ils ont pris en considération leurs aveux, leur collaboration à l’enquête et l’absence d’antécédents judiciaires dans leur chef. Concernant Daniel Poplawski, ils ont tenu compte de son enfance difficile auprès d’un père violent. Concernant Monika Nazarczuk, ils ont mentionné son jeune âge au moment des faits et ses efforts de réinsertion depuis, dans la société polonaise.

Quant à Kinga Poplawska, jurés et juges ont tenu compte de sa coopération à l’enquête et de l’absence d’antécédents judiciaires dans son chef.

Le 11 mars 2017, le corps sans vie et gravement mutilé de Sebastian Hurcewicz avait été découvert sur un tas d’immondices, dans le quartier Bockstael à Laeken.

Il avait été battu à mort à coups de batte de baseball, de pied et de poing, par Hubert Mystkowski et Lukasz Sredzinski, et en présence de Daniel Poplawski et de Monika Nazarczuk.

Les faits s’étaient passés dans l’appartement de Daniel Poplawski, rue Breesch à Laeken, où ces cinq personnes avaient passé la nuit du 10 au 11 mars à consommer des amphétamines et de l’alcool.

La sœur de Daniel Poplawski, Kinga Poplawska, était passée chez son frère et avait vu la victime la tête en sang, mais elle n’avait pas averti les secours ensuite.

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