La chronique d’Emiliano Bonfigli: «Une déclaration d’amour»

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Il y avait ce petit quelque chose de magique dans les tribunes du stade du Dragon samedi soir, au-delà du résultat et de la victoire de Chelsea. Un souffle, une énergie, une certaine idée du bonheur dans un stade de football… Une heure avant le coup d’envoi du match, mes yeux se promenaient d’une tribune à l’autre, pendant que mes oreilles tentaient déjà de percevoir quel camp remporterait le duel des décibels. Les supporters étaient de retour et cela faisait un bien fou. Une rencontre de football se dévore avec les yeux, s’écoute avec le cœur, et se hume avec la passion… Tous les sens sont en émoi, et c’est quand on perd ce que l’on aime que l’on se rend compte du bonheur que cela procure… Le temps d’un soir, les fans étaient de retour, et j’avoue avoir été ému comme si l’on retrouvait un vieil ami ou un amour de jeunesse.

Sur le terrain, Guardiola a lui aussi tenté de retrouver une vieille connaissance… Mais cette Coupe des Champions s’est une nouvelle fois refusée à lui, car finalement, le Catalan n’a pas vraiment compris qu’il faut avant tout rester soi-même, surtout lors des grands soirs… Quand il y a de la passion, il y a aussi des larmes. Celles de Kevin De Bruyne nous ont fait mal. Il restait une demi-heure de jeu, et notre Diable avait compris que sa soirée basculait déjà en enfer. Ceux qui n’aiment pas le football ne comprennent pas toujours pourquoi l’ivresse d’une victoire peut nous rendre à ce point heureux ou pour quelles raisons une défaite peut à ce point nous faire souffrir. Comme en amour, il y a finalement des choses qui ne s’expliquent pas. Elles se vivent et c’est déjà bien assez. Un match de foot se vit en famille, entre amis, ou parfois seuls devant son téléviseur… Mais on sait qu’à ce moment-là, nous ne sommes jamais vraiment seuls… C’est une chaîne humaine qui vit, crie, pleure, ou rit… Toujours ensemble…

La Ligue des champions vient de se terminer. Mais l’Euro est déjà là. De nouvelles tranches de vie à partager ensemble… À rire, à pleurer, à crier, à sauter… Samedi soir, c’était un retour à la vie. Celle d’avant, des amis, du football bruyant, et des supporters qui hurlent dans vos oreilles. J’aimerais que cet été dure toute une vie. Les Diables ne gagneront peut-être pas l’Euro, comme ils n’ont pas gagné la Coupe du Monde… Mais aujourd’hui, vous vous souvenez tous des matches contre le Brésil et le Japon il y a trois ans… Avec qui vous les avez regardés, et ce que vous avez ressenti. Le football a ce pouvoir de décupler les émotions. Cela vaut largement tous les trophées.

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