«Osaka 2001, 20 ans après….», notre dossier: « Le rêve de toute une vie ! »

«Osaka 2001, 20 ans après….», notre dossier: « Le rêve de toute une vie ! »

On avait pointé le rendez-vous depuis de nombreux mois. Le lieu était même tout trouvé : le Hall Omnisports Germis d’Ans, lieu de Belgique-Chine, l’oubliable match-revanche du 23 mars 2002 (3-0).

Un défi fou sorti de l’imagination de Philippe Saive et rendu alors possible par le duo Michel Daerden (ministre régional) et Paul Bolland (gouverneur de la Province de Liège appuyé par Roland Delhoux, le président de la fédération de ping.

On est alors un an après la plus grande page écrite par l’équipe nationale belge de tennis de table : FINALISTE MONDIALE !

Osaka 2001, championnat du monde de ping.

Un parcours sans-faute, un exploit phénoménal en demi-finale pour sortir la Suède, tenante du titre et ce moment de gloire, en finale, devant l’armada chinoise qui, depuis, est tout simplement invaincue (huit mondiaux de suite).

Même la pandémie de Covid-19 n’allait pas stopper la volonté de tous les acteurs de cet exploit de se retrouver.

Mister Wang, l’entraîneur, très sensibilisé par les précautions sanitaires décline alors l’invitation.

Qu’importe finalement, ce sont les joueurs qui le rejoindront au Parc Malou de Bruxelles à un dégagement à peine de son domicile bruxellois.

Une photo de groupe, un selfie (de Philippe) puis les masques tombent et le soleil rejoint les mines souriantes de sportifs conscients d’avoir partagé l’espace d’un tournoi quelque chose d’unique créant ce lien invisible mais tellement solide pour leur carrière.

« J’ai découvert l’équipe nationale en 2000 » intervient Martin Bratanov – qui a été six fois champion de Bulgarie -. « La mentalité de cette équipe est incroyable. On la respecte partout. Ma chance, à l’époque, c’était d’être vierge de toutes les histoires belges de l’époque. Pour moi, c’était un cadeau du ciel. Mais ces gars travaillaient aussi à l’entraînement. J’étais pourtant une bête physique. Mes premiers entraînements avec Jean-Mi m’ont remis à ma place. Après trois séries, il ne transpirait même pas, j’étais à genoux (rires). »

Médaillée de bronze en 1991 à Chiba, nos Mousquetaires retrouvent le Japon – L’empire du Soleil Levant a organisé 7 fois le rendez-vous planétaire avec Tokyo 1956, Nagoya 1971, Tokyo 1983, Chiba 1991, Osaka 2001, Yokohama 2009 pour les individuels et Tokyo 2014 pour l’interpays) sans objectif en particulier : « On restait sur deux grosses déceptions, explique Jean-Michel Saive. Un quart de finale contre la France en 1997 où Philippe a balle de match contre le Français Chila et un premier tour contre les Pays-Bas qui auraient pu nous envoyer en quart de finale devant l’Italie… »

Philippe est plus nuancé : « La vraie déception, c’est le hold-up de l’arbitrage au Mondial 1995 de Tianjin face à la Corée du Sud. Il s’est passé des choses pas très nettes… »

L’heure des mises au point sonne.

La machine se met en route sans… Jean-Mi : « Un torticolis, impossible de tourner la tête… » Mais le trio Podpinka-Philippe-Martin règle l’histoire d’un 3-0 bien tassé.

Derrière Jean-Mi qui retrouve son rang de leader, la tournante va être gérée de manière optimale par le duo Mister Wang – Didier Leroy, alors directeur technique.

« Tactiquement, Mister Wang est notre maître » avance Bratanov. Avant la demi-finale contre la Suède, il avait anticipé que Waldner et Person échangeraient leur place. Résultat, Phil était prêt à agresser Person dès la première balle. Quand on tourne à 2-1, je sais que Jean-Mi va bouffer Person. »Un Bratanov qui va jouer le tournoi de sa vie en offrant quatre points précieux en position de N.3 : « Contre l’Italien Piacentini, je suis mené 16-19 à la belle et il a le service. La nuit avant la demi, je ne dormais pas. Finalement, à une heure du matin, Philippe m’a mis un film sur son ordinateur pour m’endormir. »

Un changement brutal de statut : « Pendant des années, avec mon training bulgare en division 2 ou 3, personne ne me saluait quand je jouais pour la Bulgarie. Là, on m’arrêtait pour un autographe, une photo ou un simple bonjour des autres joueurs. Je suis entré dans la cour des grands… »

Philippe Saive savoure le moment : « Battre Person en demi-finale pour la seule et unique fois de ma vie c’est le sommet de l’émotion. Et derrière la finale, c’est l’honneur de ta vie sportive. J’ai toujours aimé cette pression… » Un an plus tard, Belgique – Chine la revanche a lieu en direct à la télévision : « Je n’avais pas vocation de devenir organisateur. Ce sont les circonstances. Comme mon entrée en politique comme conseiller communal en 2000. Je savais qu’on comptait plus sur ma notoriété sportive que mes capacités intellectuelles. Mais, bon, je me suis bien amélioré (rires)… »

Remplaçant, Marc Closset a parfaitement assumé son statut : « J’ai été le champion du monde des équipiers. Voir aujourd’hui encore dans certaines salles le poster Fiat avec l’équipe me donne encore des frissons » rigole-t-il. « Cette génération avec les Cabrera, Sonnet et les frères Saive m’a fait baver. Mais c’est aussi une motivation de les accompagner. Une expérience irremplaçable. Cette exigence c’est aussi ce qui a plu à la fédération flamande quand ils m’ont contacté. »

Le Hutois aura d’ailleurs un rôle – resté secret jusqu’à notre rendez-vous – entre le match de l’Italie et le rendez-vous historique avec la Suède : « Je partageais la chambre avec Andras qui venait de perdre devant l’Italie et qui, lors de la réunion du soir apprend que c’est Martin qui sera notre N.3 face aux Suédois. « Il n’arrêtait pas de parler, de râler, il voulait faire ses valises » se rappelle Marc Closset qui partageait sa chambre. « A minuit, j’ai appelé Mister Wang… »

« Andras fâché, c’est normal. Je comprends. Mais l’équipe est toujours la priorité. Quand je fais une composition, c’est toujours pour gagner en fonction de l’adversaire. Je connaissais Martin. La première fois, c’était à Kuala Lumpur contre l’Autriche. Je l’ai préféré à Cabrera et Podpinka contre Chen Weixing qui était 25e mondial. Martin était sans doute 500e mais il est solide. A cette époque, Martin possédait un des cinq meilleurs services au monde. Il n’a jamais peur. Techniquement, il n’est pas le plus fort mais sa force c’est le mental.»

Car la Suède, c’est, à ce moment-là, tout simplement la fomation championne du monde en titre depuis son sacre à Kuala Lumpur en Malaisie douze mois auparavant avec la paire historique Waldner (11e mondial) – Person (N.13) épaulée par Karlsson (N.22) et Hakansson (N.37).

Le scénario est connu. Premier succès de Philippe sur Person, Martin qui ne tremble pas devant Hakanson préféré à l’expérimenté Karlsson et Jean-Mi qui achève un Person à bout de souffle…

Le 29 avril 2001, c’est donc Belgique – Chine en finale mondiale. Pincez-nous, on rêve !

« Une finale mondiale pour un sportif, on en rêve toute une vie » lance Mister Wang. « Nous l’avons fait. C’est le plus beau jour de ma vie ». Flanqué d’un « Belgium » sur son survêtement, il n’a jamais boudé sa fierté : « La Chine m’a donné la vie mais la Belgique m’a adopté et donné son cœur. » Naturalisé belge en 1995, M. Wang bénéficie d’une incroyable aura dans son pays : « J’ai été fait citoyen d’honneur de Tianjin, il y a eu un timbre à mon effigie et je n’ai jamais compté les offres des plus grandes entreprises chinoises pour rentrer au pays où il y a plus de 1.000 joueurs professionnels… »

Pour mesurer l’impact, Wang décrit une réalité pourtant évidente: « En Chine, sur 1.000 jeunes pongistes, tu peux en sacrifier 999. En Belgique, tu dois en garder 500… »

Depuis l’écart du fossé s’est agrandi. Un seul Belge dans le Top 100 mondial – le Gantois Cédric Nuytinck 69e aujourd’hui – la génération dorée n’a pas encore trouvé d’héritiers.

Et vingt ans plus tard, cette finale laisse toujours quelques regrets…

« En finale, je mène 15-12 à la belle contre Ma Lin » plaide Jean-Mi. « Leur coach prend ‘temps mort’ et le match bascule sur un coin de table… »

« Après la demi, on était en euphorie totale. On assiste à l’autre demi Chine – Corée du Sud et Kim Taek Soo a 7 balles de matches devant Liu Guozheng pour éliminer la Chine. Je crois qu’un moment donné, on s’est peut-être vu sur la plus haute marche du podium… »

Un tournoi historique

Un tournoi historique

C’est la dernière fois que les épreuves par équipes et individuelles sont organisées en même temps. La Belgique, pointée tête de série n° 8, gagne 5 de ses 6 matches.

Dans l’épreuve individuelle qui verra le premier des trois sacres de Wang Liqin (2001, 2005, 2007), les frères Saive seront éliminés dès les 1/16es de finale (Jean-Mi par le Français Chila ; Philippe par le Sud-Coréen Kim Taek Soo) ou les 1/32es (Bratanov par l’Autrichien Schlager qui sera sacré en 2003 à Paris et Podpinka par le Grec Kreanga). Marc Closset lui est sorti dès le premier tour des qualifications par le Grec Papageorgiou.

> TOUR ELIMINATOIRE

24 nations (8 groupes de 3)

Groupe H

Belgique – Pays-Bas 3-0

1-0 : PODPINKA Andras (N.64 mondial) – HEISTER Dany (N.26) 22:20, 21 :15

2-0 : SAIVE Philippe (N.44) – KEEN Trinko (N.33) 21:19, 21 :17

3-0 : BRATANOV Martin (N.82) – YU Kalun (N.246) 21:17, 21 :16

Belgique – Slovaquie 3-1

0-1 : SAIVE Philippe (N.44) – ILLAS Erik (N.162) 19:21, 17:21

1-1 : SAIVE Jean-Michel (N.12) – TRUKSA Jaromir (N.103) 21:18 21:18

2-1 : PODPINKA Andras (N.64) – BARDON Michal (N.227) 21:12, 20:22, 21:18

3-1 : SAIVE Jean-Michel (N.12) – ILLAS (N.162) 21:12, 21:9

> Huitième de finale

Belgique – Serbie 3-0

1-0 : SAIVE Jean-Michel (N.12) - KARAKASEVIC Alksandar (N.59) 21:14, 21:17

2-0 : SAIVE Philippe (N.44) - LUPULESKU Ilija (N.C.) 23-25, 21:11, 21:13

3-0 : BRATANOV Martin (N.82) - GRUJIC Slobodan (N.53) 21:18, 21:12

> Quart de finale

Belgique – Italie 3-1

0-1 : PODPINKA Andras (N.64) – MIN Yang (N.31) 18:21, 21:15, 19:21

1-1 : SAIVE Jean-Michel (N.12) – MONDELLO Massimiliano (N.93) 16:21, 21:10, 21:14

2-1 : BRATANOV Martin (N.82) – PIACENTINI Valentino (N.101) 19:21, 21:19, 21:19

3-1 : SAIVE Jean-Michel Saive (N.12) – MIN Yang (N.31) 19:21, 21:13, 21:11

> DEMI-FINALE

Suède – Belgique 1-3

0-1 : PERSSON Jorgen (N.13) - SAIVE Philippe (N.44) 21:17, 17:21, 19:21

1-1 : WALDNER Jan-Ove (N.11) - SAIVE Jean-Michel (N.12) 11:21, 21:13, 21:17

1-2 : HAKANSSON Fredrik (N.37) - BRATANOV Martin (N.82) 12:21, 21:10, 15:21

1-3 : PERSSON (N.13) - SAIVE J.M. (N.12) 12:21, 18:21

> FINALE

Belgique – Chine 0-3

0-1 : SAIVE Jean-Michel (N.12) - MA Lin (N.3) 21:18, 7:21, 15:21

0-2 : SAIVE Philippe (N.44) - LIU Guozheng (N.4) 18:21, 17:21

0-3 : BRATANOV Martin (N.82) - KONG Linghui (N.2) 18:21, 19:21

Le résumé

Médaille d’argent : 5 v., 1 d. (15 sets pour/6 sets contre)

Bilan individuel des Belges

J.M. Saive 6 v – 2 d

M. Bratanov 4 v – 1 d

P. Saive 3 v – 2 d

A. Podpinka 2 v – 1 d

23 mars 2002, la revanche à Ans

Un an plus tard – les sets sont passés de 21 à 11 points - tout ce beau monde se retrouve dans le jardin familial des Saive au Hall Germis d’Ans qui refusera du monde pour l’évènement. Pour la petite histoire, la Belgique gagnera 3-0.

« Depuis, c’est très simple, ajoute fièrement Philippe. « La Chine n’a plus jamais été battue dans un championnat du monde (Osaka 2001, Doha 2004, Brême 2006, Guanghzou 2008, Moscou 2010, Dortmund 2012, Tokyo 2014, Kuala Lumpur 2016, Halmstadt 2018, Busan 2020 ayant été reporté, les prochains rendez-vous sont fixés à Houston 2021 et Durban 2023) ou aux Jeux olympiques (épreuve par équipe introduite en 2008 à… Pékin)… »

Belgique – Chine 3-0 (exhibition)

1-0 : Jean-Mi Saive - Wang Liqin 3-1 (11-3, 11-13, 11-9, 14-12)

2-0 : Phil Saive - Kong Linghui 3-0 (11-6, 11-8, 11-7)

3-0 : Martin Bratanov - Ma Lin 3-1 (14-12, 11-7, 4-11, 12-10)

Quinze années d’exception

Quinze années d’exception

Entre Dortmund 1989 et Doha 2004, on recense de l’argent (finale 2001), du bronze (demi-finale 1991) et trois quarts de finales (1993, 1995, 1997).

Sur le plan continental, retenons les deux médailles de bronze (Euro 1986 de Bratislava et 2008 à St-Petersbourg avec JM Saive, Bratanov et Vostes) et les deux victoires en Ligue (1994 et 1995).

DORTMUND 1989

11e place (1er tour – poule de 6)

CHIBA 1991

Demi-finale (perd Yougoslavie)

GÖTEBORG 1993

6e place (perd Suède en quart)

TIANJIN 1995

8e place (perd Corée du Sud en quart)

MANCHESTER 1997

8e place (perd France en quart)

KUALA LUMPUR 2000

9e place (perd Pays-Bas en barrage)

OSAKA 2001

FINALE (perd Chine)

DOHA 2004

10e place (1er tour – poule de 6)

Perd 5e match décisif sur Russie après avoir battu la… Suède !

Que sont-ils devenus?

Que sont-ils devenus?

JEAN-MICHEL SAIVE

Né le 17/11/1969 (51 ans)

Carrière sportive

Vainqueur du Pro Tour au Qatar 2002, remonte au 4e rang mondial.

Finaliste de l’Euro 2005 à Aarhus (Dan), battu par Vladi Samsonov

3e à l’Euro par équipes de St-Petersbourg (avec Bratanov, Vostes et Rogiers)

Ajoute 11 titres de champion de Belgique individuel jusqu’en 2014 (total : 25 !)

Champion du Monde des clubs 2001 avec La Villette Charleroi plus 5 Ligue des champions (total : 7).

En 2012, après 22 ans à la Villette, il rejoint Logis Auderghem

J.O. olympiques de 2004, 2008 et 2012 (total : 7)

Arrête l’international en décembre 2015, stoppe définitivement en mai 2019.

Aujourd’hui

Expert auprès du cabinet de Jean-Luc Crucke (infrastuctures sportives) à la fédération Wallonie-Bruxelles

Conseiller chez Decathlon et Pongori (TT)

Candidat à la présidence du COIB (10 septembre)

PHILIPPE SAIVE

Né le 2/07/1971 (49 ans)

Carrière sportive

Champion du monde vétérans (+40) à Stockholm (Suè) en 2012

Second titre de champion de Belgique en 2003 (juste dix ans après le premier)

Joue à Jülich (All) jusqu’en 2005 puis Metz (Pro A) jusqu’en 2011 avant de finir à EBS, Vervia et Logis Auderghem…avec son frère.

A arrêté l’équipe nationale en juin 2008 après les Mondiaux à (Chine).

Aujourd’hui

Echevin à Ans (sports et culture)

Directeur du Festival du Rire de Liège initié par les frères Taloche

Organisateur d’évènements sportifs et culturels

MARTIN BRATANOV

Né le 20/09/1974 (46 ans)

Carrière sportive

Dans la foulée d’Osaka, il gagne l’open de Slovénie et de Bulgarie en 2002.

Joue à Caen (Pro A) jusqu’en 2007 avant Pruderhausen (All) en 2007/2008 puis trois saisons à St-Maur Paris (Pro B). Arrête sa carrière de joueur en 2011.

A arrêté l’équipe nationale après l’Euro 2008 de St Petrsbourg (bronze en interpays avec JM Saive, Vostes et Rogiers !) pour devenir coach à la fédération francophone.

Accompagne JM Saive aux J.O. de Londres 2012

Aujourd’hui

Coach à la fédération francophone (responsable des seniors)

ANDRAS PODPINKA

Né le 6/04/1968 (53 ans)

Carrière sportive

Il arrête l’équipe nationale après le tournoi par équipes à l’Euro de Courmayeur (Ita) en 2003.

Il sera vice-champion du monde vétérans (+50) en 2018 à Las Vegas (E-U) face au Suédois J. Person.

Aujourd’hui

Vit à Budapest (Hongrie)

Joueur-entraîneur à VU Kufstein (2e Bundesliga autrichienne)

MARC CLOSSET

Né le 1/11/1974 (46 ans)

Carrière sportive

Après un passage en Allemagne (Monscheid), fait le tour de France avec une dizaine de clubs en quinze ans (aujourd’hui au Havre en Nat 2 – championnat annulé).

Employé à la Province de Liège de 2001 à 2008. Engagé à la ligue néerlandophone depuis 2009 : responsable -12 ans, sports études et coach des dames.

Aujourd’hui

Vient de signer au club français de Wattignies (Nat 1) avec son fils Tom (15 ans) pour la saison prochaine

Directeur technique de la VTTL depuis 2017

DAYONG WANG

Né le 3/03/1945 (76 ans)

Carrière sportive

Arrivé en 1989 – pour deux ans à l’époque – Mister Wang – qui a été champion de Chine simples en 1971 ! - est resté entraîneur de l’équipe nationale jusqu’en 2010. Il a donné cours aux jeunes francophones jusqu’en 2012.

Aujourd’hui

Il coule une pension heureuse à Bruxelles auprès de son épouse Jingxian, chanteuse lyrique à La Monnaie.

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