Les plus jeunes du Judo Club Frameries sont au taquet (+ vidéos)

À l’arrêt forcé depuis trois mois, les sportifs de plus de 13 ans trépignent d’impatience, d’autant que le feu vert pour une éventuelle reprise ne va peut-être pas tomber avant quelques semaines. Les dirigeants du Judo Club Frameries ressentent les effets néfastes de la crise sanitaire et ne savent pas combien de judokas répondront présent quand la situation s’éclaircira. « Nous avons envoyé des séances de cardio et de musculation via messenger durant le premier confinement », observe Olivier Harvengt, le trésorier framerisois. « Nos affiliés ont été de moins en moins nombreux à les suivre quand nous les avons planifiées à des heures fixes. Nous avons d’ailleurs arrêté ce genre d’initiative en constatant que le suivi n’était plus idéal. La reprise risque d’être problématique. En temps normal, nous assistons déjà à plusieurs abandons chez les adolescents et ce phénomène pourrait être plus conséquent en sachant qu’il n’y a pas du tout d’entraînement en ce moment. »

Avec des pinces à linge

Les membres du JC Frameries s’adaptent du mieux possible au contexte actuel. Ils se concentrent sur ce qui est encore permis et donc sur l’encadrement des plus petits judokas. Le club a été complètement à l’arrêt durant un mois quand la deuxième vague de la Covid est apparue, mais ses affiliés de moins de 13 ans ont retrouvé les tatamis à la mi-novembre. Ils se réunissent tous les mercredis soir et les samedis matin. « La fédération demande de limiter au maximum la pratique des techniques au sol, où il y a davantage de contacts. Cela nous ampute de plusieurs mouvements, mais il faut savoir que nos plus jeunes pratiquants n’apprennent pas encore certaines techniques comme l’étranglement ou la clé de bras. Nous arrivons donc à suivre globalement notre programme habituel où nous intégrons un côté ludique. À titre d’exemple, il arrive que nous travaillions avec des pinces à linge pour aider un membre à attraper son adversaire dans le dos. » La bonne humeur des enfants est une vraie bouffée d’air dans le dojo de la salle Max Audain. « Nous ressentons leur besoin de se défouler », dit Olivier Harvengt. « Ces séances permettent de continuer à leur offrir une vie sociale. Et puis, c’est bon pour leur santé morale et physique. »

« De 40 à 25 enfants »

La Fédération francophone belge de judo a récemment déclaré qu’elle avait enregistré une baisse de 40 % de ses pratiquants. Ce chiffre s’applique aussi chez les plus petits du JC Frameries. « Avant la crise sanitaire, nous comptions une grosse quarantaine de judokas en rassemblant les 4 à 6, 7 à 9 et 10 à 12 ans. Nous en sommes aujourd’hui à 25 membres. Il y a un renouvellement à chaque reprise, mais nous n’avons pas bénéficié d’une arrivée importante de nouveaux cette fois-ci. La pandémie de la Covid explique sans doute cette diminution. Le judo est un sport de contact et cela suscite probablement de la méfiance chez plusieurs personnes. » Il en faut cependant plus pour abattre la volonté des Framerisois.

G.L.

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Frameries (Hainaut)
Aussi en Sport régional