Les Francs-Tireurs de Frameries perpétuent la tradition

Le tir sportif fait partie de la longue liste des disciplines olympiques. Ce sport demande à ses pratiquants une concentration et une maîtrise importantes. Le club des Francs-Tireurs à Frameries, qui fêtera ses 50 ans en 2021, en est le principal ambassadeur dans la région Mons-Borinage. « Des amis, amateurs de tir de précision, ont eu l’idée de fonder la société lors d’une réunion dans le café dit le « Vieux Frameries » sur la grand-place », décrit Guillaume Charles, le président. « Albert Deneubourg est un des pères fondateurs tandis que Claude Moulin et Freddy Lebrun étaient des membres de la première heure. Le club s’est d’abord installé dans l’arrière-salle du café. L’association a connu une constante progression de 1973 à 1991 sous la présidence de Jean-Marie Horemans. Il a bénéficié de l’appui précieux de Max Bury de 1977 à 1982. Les activités de départ, à savoir essentiellement les tirs à air comprimé, sont devenues insuffisantes à un moment donné. Notre ASBL a dû trouver un nouveau local car les demandes étaient importantes pour le tir au calibre 22 carabine et avec les armes de poing. »

Le club framerisois est aujourd’hui installé dans un bâtiment de la rue de Mons. Guillaume Charles est de son côté arrivé à la présidence en 1998 suite au décès d’Alain Audin, son prédécesseur. L’homme fort des Francs-Tireurs a enregistré une hausse des affiliés au cours de cette dernière décennie. « Nous ne dépassions pas les 100 membres, mais nous en avions entre 185 et 190 au début de l’année. Nous avons 20 tireurs réguliers au niveau des armes à air comprimé et 80 pour les armes à feu. Les restrictions de police par rapport à la possession d’une arme expliquent cette augmentation. Elles stipulent qu’un propriétaire d’arme doit s’inscrire dans un club de tir pour justifier son port. Les personnes dans cette situation ont souvent plus de 60 ans. »

Neuf pistes de dix mètres

Les installations de la société framerisoise se sont développées. Elles comprennent neuf pistes de dix mètres dédiées à la pratique du tir à air comprimé. Des cibles électroniques donnent une visualisation directe du score. La qualité de cet équipement a permis aux Francs-Tireurs de récupérer l’organisation d’un événement majeur de la province. « Nous accueillons depuis trois ans le championnat du Hainaut. Cette compétition se déroule chaque début d’année. La fédération nous a confié la gestion de ce rendez-vous depuis l’installation de nos cibles électroniques. Elles permettent d’éviter toute forme de contestation vu que ce n’est pas une personne qui vérifie les points. Nous avons aussi quatre pistes pour les tirs avec des armes à feu. Le tireur y a la possibilité de placer son carton à une distance de 10, 15 ou 25 mètres. Il peut utiliser une carabine de calibre 22 ou des armes à poing allant du calibre 22 au 45 ACP. »

Les Francs-Tireurs de Frameries sont à l’arrêt depuis six mois. Guillaume Charles et ses membres espèrent regagner les pistes de tir le plus vite possible. Mais l’ASBL framerisoise a de quoi voir venir si la crise sanitaire perdure. « Des frais continuent à tomber mais nous ne sommes pas en péril », assure le président. « Nous devons économiser quand nous voulons apporter une nouveauté au local. Une cible électronique coûte par exemple 10.000€. Nous avons donc des réserves vu que nous étions dans cette optique de mettre des sous de côté. »

Grégory Lefrancq

Des formateurs pour encadrer les novices

Les Francs-Tireurs affichent un palmarès intéressant depuis leur création. Plusieurs membres ont déjà remporté des compétitions. « Des tireurs de chez nous ont notamment gagné des épreuves du championnat de Belgique, mais aussi des rendez-vous du circuit francophone ou régional », observe Guillaume Charles, le président. « Nous avons des bons compétiteurs qui ont participé à des tournois à l’étranger. Le stade ultime dans notre sport reste les J.O., mais nous n’avons jamais été jusque-là. »

Carnet de contrôle

Les Francs-Tireurs n’ouvrent pas uniquement leurs portes à des tireurs confirmés. Des novices ont la possibilité de se rendre au local de la rue de Mons. « Nous mettons à la disposition des non-membres du club des carabines et pistolets à air comprimé. Nous avons des formateurs pour apprendre aux gens à utiliser une arme en toute sécurité. Ceux qui veulent aller plus loin, reçoivent un carnet de contrôle où ils indiquent leurs passages dans un club de tir. La formation dure six mois. Ils sont ensuite convoqués pour un examen théorique et pratique. Ils peuvent se procurer uniquement un calibre 22 s’ils réussissent. Une autorisation auprès du gouverneur provincial est obligatoire si une personne veut avoir une arme plus lourde. »

G.L.

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