Le Taekwondo Masan Basècles est vite devenu incontournable dans la région

Karim Vanwerte et les membres du club.
Karim Vanwerte et les membres du club. - Taekwondo Masan

« J’étais 4e dan à l’époque », commente le président et instructeur principal du club. « Je m’entraînais avant au club de Ligne. Lee Boem Jhoo, le grand maître pour toute la Belgique, était venu dans le cadre d’un stage. Il m’a invité à ouvrir ma propre structure en me voyant à l’œuvre. Il estimait qu’il était temps pour moi de transmettre mon savoir. J’ai choisi Basècles car j’y habite et qu’il n’y avait pas d’association de taekwondo dans le coin. Frédéric, mon frère, et Roland Nardi, un ami, m’ont accompagné dans le projet. »

« À 5 au premier entraînement, à 40 trois mois plus tard »

Le terme Masan fait référence à un village de Corée du Sud. Karim Vanwerte n’a pas eu l’occasion de choisir le nom du club. « Lee Boum Jhoo l’a imposé mais cette appellation m’a satisfait car elle sonne bien. » Le nombre d’affiliés a explosé dès le démarrage du club. « Nous n’étions que cinq lors du premier entraînement de l’histoire du club », précise Karim. « Nous en sommes arrivés à 40 taekwondoïstes trois mois plus tard grâce entre autres au bouche-à-oreille. Nous avons été en quelque sorte victimes de notre succès car la salle était devenue trop petite. Nous étions installés à l’époque à l’arrière du café de la Maison du Peuple à Basècles. Certains devaient rester assis pour permettre aux autres de réaliser un exercice. J’ai du coup sollicité une tranche horaire au hall sportif afin de gagner de la place. »

Aujourd’hui, les membres du Taekwondo Masan s’entraînent le mercredi soir et le samedi matin. Le club de Karim Vanwerte a dépassé la barre des 75 affiliés. Ce nombre s’est cependant réduit ces dernières années. « J’ai 30 petits taekwondoïstes avec qui nous continuons les entraînements. Ils sont une quinzaine chez les adultes, mais à l’arrêt vu les mesures sanitaires. J’en avais plus avant mais plusieurs ont quitté l’association pour aller à l’unif. »

Une affaire de famille

Le club baséclois a la particularité de se consacrer à une seule facette du taekwondo. Ses membres ne font que les Ponsés, ces enchaînements purement techniques. « Nous faisions aussi les combats auparavant mais ce n’est plus le cas. Plusieurs combattants du club ont d’ailleurs décroché le titre de champion de Belgique. J’ai choisi d’abandonner ce segment de la discipline car je ne suis plus d’accord avec certaines règles. » Cela ne diminue en rien la soif de compétition et d’apprentissage des Baséclois. « Louise, ma fille, a déjà fini troisième d’un championnat de Belgique. Le taekwondo est une affaire de famille. Corentin et Thomas, mes fils, sont instructeurs au club. Mes petits enfants ont commencé aussi. » Thomas Deneubourg et Fabrice Huon aident également Karim Vanwerte durant les cours.

Grégory Lefrancq

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